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Une année avec les stoïciens
Résumé de « Une année avec les stoïciens : 365 enseignements pour déployer son potentiel » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman : un manuel original qui croise philosophie stoïcienne et développement personnel et qui vous donnera matière à penser et à agir durant une année entière !
Par Ryan Holiday et Stephen Hanselman, 2013.
Titre original : « The Daily Stoïc: 366 Meditations on Wisdom, Perseverance, and the Art of Living », 2016
Chronique et résumé de « Être stoïque au quotidien » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman
Les auteurs
Ryan Holiday est un écrivain spécialiste du développement personnel et de marketing.
Ces ouvrages les plus connus de développement personnel sont :
L’obstacle est le chemin, 2018 (The Obstacle is the Way, 2015) ;
L’Ego est l’ennemi, 2020 (Ego is the Enemy, 2016) ;
Le calme est la clé, 2019 (Stillness is the Key, 2019)
Le choix du courage, 2022 (Courage is calling, 2021).
Parmi ses livres de marketing, vous trouverez :
Faites-moi confiance, je mens, 2013 (Trust Me, I’m Lying, non traduit) ;
Growth Hacker Marketing, 2014 (non traduit);
Le vendeur persistant, 2017 (Perennial Seller, non traduit).
Formé à la philosophie à Harvard, Stephen Hanselman a aidé l’auteur pour les traductions des grands classiques du stoïcisme. Il est éditeur, auteur et fondateur de LevelFiveMedia, une agence littéraire qui accueille notamment des stars du développement personnel telles que Tim Ferriss.
Le livre Une année avec les stoïciens : 365 enseignements pour déployer son potentiel a fait l’objet d’une suite (non traduite) intitulée The Daily Stoïc Journal : 366 Days of Writing and Reflection on the Art of Living, paru en 2017. Retrouvez plus d'information sur le site Daily Stoïc !
Le livre est organisé de façon originale. Pour chaque jour de l’année, le livre propose un titre, une citation (traduite par Stephen Hanselman) et un commentaire de Ryan Holiday, l’auteur principal.
Avant d’entrer dans le détail des enseignements, voyons d’abord ce que dit l’introduction !
Introduction
De la Grèce à aujourd’hui, en passant par Rome
En Grèce
Zénon de Kition est un philosophe d’origine phénicienne. Il a fondé l’école de pensée connue sous le nom de stoïcisme vers 300 av. J.-C. à Athènes, en Grèce. Zénon était influencé par les philosophes athéniens tels que Socrate et Platon, et Aristote (qu’il critiqua néanmoins).
À l’origine, le stoïcisme grec était une « philosophie complète » qui comprenait plusieurs disciplines et notamment une cosmologie, une physique et une logique.
À Rome
Lorsque les penseurs romains adoptent le stoïcisme quelques siècles plus tard, ils le transforment. Cette philosophie devient plus pratique. Elle se centre davantage qu’auparavant sur l’éthique.
Vous connaissez certainement des stoïciens romains célèbres, tels que :
Sénèque, écrivain et homme d’État du premier siècle après J.-C. ;
Épictète, philosophe du deuxième siècle après J.-C.
Ces deux auteurs ont souhaité que le stoïcisme apporte des « réponses réelles et exploitables » à la question de savoir comment vivre une vie vertueuse et épanouissante.
Un siècle plus tard, l’empereur Marc Aurèle se tourne lui aussi vers les principes stoïques. Son livre le plus connu, Pensées pour moi-même, a fait de lui l’un des plus illustres représentants de cette philosophie.
Dans cet ouvrage, Marc Aurèle fait lui aussi l’éloge d’une approche pragmatique et éthique du stoïcisme. C’est avant tout cette tradition qu’entend prolonger Ryan Holiday dans le livre Une année avec les stoïciens.
De la fin de l'Antiquité jusqu’à nos jours
La popularité du stoïcisme a connu des variations au cours de l’histoire. Toutefois, certains historiens et analystes pensent que le Moyen-Âge chrétien s’est largement inspiré de cette philosophie.
Durant la Renaissance, puis au cours des siècles suivants, de nombreux philosophes européens ont ravivé la pensée stoïque. C’est le cas du philosophe flamand Juste Lipse et d’Érasme au XVIe siècle, par exemple. Mais aussi de Spinoza ou de Francis Bacon au XVIIe siècle !
Encore aujourd’hui, de nombreux universitaires étudient la philosophie stoïcienne et elle continue d’inspirer la pensée des philosophes contemporains.
Et pour Ryan Holiday, il est clair que les stoïciens sont plus pertinents que jamais ! C’est ce que nous allons voir maintenant.
Un livre de philosophie pour une vie philosophique
En fait, l’auteur estime que le stoïcisme reste tout à fait applicable à la vie moderne. Selon lui, leur philosophie offre la possibilité à toutes les personnes, aujourd’hui, de retrouver la sérénité et de vivre mieux au quotidien.
Comment ? Car les stoïciens accordent une grande importance à notre capacité à maîtriser nos émotions et nos réactions. Lorsque nous pouvons contrôler notre façon d’être grâce à notre raison, nous en profitons — et les autres aussi !
En nous concentrant sur notre capacité d’action personnelle et en ne blâmant pas les autres, nous pouvons trouver de nouvelles solutions à nos problèmes. Que ceux-ci surgissent dans notre vie privée ou dans le cadre des relations professionnelles.
Comme nous allons bientôt l’apprendre, les stoïciens pensent qu’il est important d’identifier les événements qui sont en dehors de ce que Ryan Holiday nomme le « cercle de contrôle ».
L’une des leçons les plus importantes consiste à apprendre à ne pas réagir émotionnellement à de tels événements, car ils sont impossibles à changer. Or, la première étape consiste à les « percevoir » correctement.
Partie 1. La discipline de la perception
Selon Ryan Holiday (qui interprète librement les écrits des philosophes stoïques), les stoïciens romains auraient établi trois disciplines, centrées sur trois capacités :
La perception ;
La volonté ;
L’action.
Le stoïcisme affirme que les perceptions — la façon dont le monde nous apparaît — peuvent nous causer de profonds problèmes. Pourquoi ? Car les sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) peuvent nous tromper.
Le monde qui nous entoure peut nous paraître confus, car nous recevons des perceptions différentes venues des sens. Nous ne savons pas maîtriser ce flux incessant d’impressions.
Plus profondément, nous nous faisons des idées fausses sur le monde à partir de ce que nous voyons, entendons, etc. Nous élaborons des représentations fausses sur le monde et ces croyances nous nuisent.
Pour éviter cela, les stoïciens préconisent la « clarté mentale ». Mais pour y parvenir, il est essentiel de remettre en question son propre point de vue sur le monde.
Par exemple, si un événement malheureux se produit, le stoïcisme exhorte l’observateur (et même à celui qui vit le malheur) à ne pas lui attacher d’émotion ou de sens négatif. En fait, il doit, dans l’idéal, élargir son état d’esprit. Il doit accepter ce problème comme faisant partie de la vie elle-même.
Janvier — Clarté
Ryan Holiday propose de nommer « cercle de contrôle » la façon dont les stoïciens se réfèrent aux choses qu’ils peuvent changer ou influencer. L’auteur explique que les stoïciens croient que la seule chose que l’on peut contrôler pleinement est son propre esprit.
En vérité, même notre propre corps ne se trouve pas dans notre cercle de contrôle. En effet, nous pouvons tomber malades. Nous pouvons également être emprisonnés et empêchés d’aller où bon nous semble.
Les discours d’Épictète, par exemple, enseignent que les gens ne peuvent contrôler que leur « choix raisonné et tous les actes qui dépendent de cette volonté morale ». Comment faire ?
En se débarrassant des « fausses conceptions » (oiesis). Celles-ci résultent du fait de céder aux premières impressions. Aujourd’hui, nous parlerions peut-être de croyances limitantes ou de biais cognitifs.
Pour les contrer, Ryan Holiday soutient que tout le monde devrait développer un objectif clair et précis. Celui-ci doit nous aider à diriger nos actions. Dans ce cas, nous devenons capables de faire des choix rationnels qui soutiennent notre objectif final.
Sans cette clarté, nous devenons plus vulnérables aux oiesis, nous nous sentons désordonnés ou dysfonctionnels. Nous travaillons sans but et nous faisons plus d’erreurs.
L’auteur ajoute autre chose. Pour Ryan Holiday il est recommandé de pratiquer la neutralité. Il s’agit d’adopter un point de vue extérieur à soi, celui de la vie elle-même. Cet exercice mental est destiné à aider les gens à :
Éviter de s’énerver pour un rien ;
Cesser de ruminer des événements qu’ils ne peuvent pas contrôler ;
Garder leur clarté mentale et leur pouvoir de décision.
Enfin, Ryan Holiday nous invite à la réflexion et à l’analyse de nos désirs et de nos modèles intérieurs. En identifiant et en canalisant nos croyances limitantes ou nos biais cognitifs, nous pouvons retrouver la « souveraineté » de nos actions.
Les jours du mois de janvier
Contrôle et choix
L’éducation c’est la liberté
Soyez intraitable envers les choses sans importance
Les trois grands
Clarifiez vos intentions
Où, qui, quoi, et pourquoi
7 fonctions claires de l’âme
Identifions vos addictions
Ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas
Si vous cherchez la stabilité
Si vous cherchez l’instabilité
L’unique voie qui mène à la sérénité
Sphère d’influence
Coupez les ficelles qui manipulent votre esprit
Suivez votre cap pour trouver la tranquillité
N’agissez pas par habitude
Remettez-vous au travail
Regardez le monde avec les yeux d’un poète et d’un artiste
Où que vous alliez, c’est là qu’est votre choix
Ranimez vos pensées
Un rituel matinal
Passez la journée en revue
La vérité sur l’argent
Ne vous arrêtez pas à la surface
Le seul prix
Le pouvoir d’un mantra
Les trois domaines d’apprentissage
Observez les sages
Restez simple
Vous n’avez pas besoin de tout savoir
La philosophie est la médecine de l’âme
Février — Passions et émotions
Pour Marc Aurèle et Épictète, le calme et le contrôle sont les plus grandes forces que nous devons posséder. C’est ainsi que nous pouvons désamorcer les situations négatives tout en conservant notre dignité.
Ryan Holiday nous montre aussi que l’émotion de la colère n’est pas un signe de force. En fait, les personnes qui perdent leur sang-froid se montrent faibles, tant au niveau de leur volonté que de la gestion de leurs émotions.
Dans ce chapitre, l’auteur explique aussi que la vie de luxe peut créer de l’instabilité. Pourquoi ? Car nous craignons alors de perdre ce que nous avons. Nous nous sentons en détresse dès que le risque de ne plus posséder telle ou telle chose se manifeste.
Une approche radicale du stoïcisme consiste à vivre de manière frugale et à se sentir satisfait avec le minimum. Ce choix permet d’éviter le « vertige émotionnel » qui peut survenir lorsque nous ne maîtrisons pas les choses que nous possédons.
Les jours du mois de février
Pour l’homme colérique
Un bon état d’esprit
L’origine de notre anxiété
Soyez invincible
Calmez vos pulsions
Ne cherchez pas la bagarre
La peur est une prophétie autoréalisatrice
Vous êtes-vous senti mieux ?
Il n’est pas indispensable d’avoir une opinion
La colère est un mauvais carburant
Héros ou tyran ?
Protégez votre tranquillité d’esprit
Le plaisir peut devenir une punition
Pensez avant d’agir
Seulement des mauvais rêves
Ne rendez pas les choses plus compliquées que nécessaire
L’ennemi du bonheur
Préparez-vous avant la tempête
Le banquet de la vie
La grande parade du désir
Ne désire rien, ne veux rien
Toute vérité n’est pas bonne à dire
Les circonstances ne se soucient pas de nos sentiments
La véritable cause du préjudice
La fumée et la cendre de la légende
À chacun ses affaires
Cultiver l’indifférence quand d’autres se montrent passionnés
Quand vous perdez le contrôle
On ne peut pas toujours obtenir ce que l’on veut
Mars — Prise de conscience
Nous nous sentons souvent anxieux vis-à-vis du futur. Nous nous fâchons souvent contre nous-mêmes en imaginant le pire à venir. Pourtant, Marc Aurèle nous avertit : notre esprit est façonné par nos pensées récurrentes. Pire, nous pouvons faire advenir ce que nous redoutons.
C’est pourquoi il est si important d’être conscient de ses pensées. Et cela avant qu’elles ne deviennent des modèles négatifs qui nous empoisonnent la vie !
En fait, nous pouvons même aller plus loin. Attendre que le bonheur frappe à la porte dans un avenir incertain — ou une fois que nous aurons réalisé telle ou telle chose — est un simple gaspillage du moment présent. Nous pouvons être heureux dès maintenant…
Pour y parvenir, les stoïciens enseignent l’importance de « faire attention », qui est proche de l’idée de « pleine conscience ». Cette « ressource critique », comme l’appelle Ryan Holiday, devient capitale à l’heure des distractions numériques.
Les jours du mois de mars
Là où commence la philosophie
Autoanalyse sans fard
(Dés) intégration
Être conscient c’est être libre
Éliminez ce qui vous coûte
Ne vous racontez pas d’histoires
Vos sens sont trompeurs
Ne renoncez pas par inadvertance à votre liberté
Choisissez vos fréquentations
Trouvez-vous un Caton
Vivre sans entraves
Mettez-vous à la place du fautif
Un jour vous comprendrez
L’aveuglement votre ennemi
Le présent est tout ce que nous possédons
Cette part de vous qui est sacrée
La beauté du choix
Impossible sans votre consentement
Sagesse intemporelle
Prêt et à la maison
Le meilleur refuge est à ici, pas là-bas
Le signe d’une véritable éducation
L’âme encamisolée
Il y a de la philosophie en toute chose
La richesse et la liberté sont libres
Qu’est-ce qui dirige votre âme dirigeante ?
Payez ce que les choses valent
La lâcheté est un problème de conception
Pourquoi avez-vous encore besoin d’impressionner ces gens ?
De la raison en toutes choses
Vous êtes le produit de votre éducation
Avril — Pensée objective
Nous devrions souvent ralentir pour réfléchir. Pourquoi ? Car, la plupart du temps, nous n’agissons pas. Nous réagissons. Nous nous laissons aller par la vitesse de l’esprit et par nos premières impressions.
Pire, nous prenons de mauvaises habitudes. Nous nous « verrouillons » dans des réactions impulsives et nous les valorisons. Pour éviter cela, nous devons absolument identifier nos préjugés et reconnaître que nous ne comprenons ni ne savons pas tout.
« S’il y a un enseignement de base au cœur de cette philosophie, c’est que nous ne sommes pas aussi intelligents et aussi sages que nous aimerions le penser. Si jamais nous voulons devenir sages, nous devons nous questionner et être humbles », rappelle Ryan Holiday à la suite des stoïciens.
Cette humilité s’étend à la possibilité de changer d’avis après avoir appris de nouvelles informations.
Tout en réalisant ce travail sur nous-mêmes, nous devons reconnaître que nous sommes à l’origine de nos émotions. Nous ne contrôlons pas ce que les autres font, mais nous pouvons apprendre à maîtriser nos propres sentiments et ressentis.
Les jours du mois d’avril
La couleur de vos pensées
Méfiez-vous de ce que vous laissez entrer
Abusé et divisé
Que cela ne vous monte pas à la tête
Faites confiance, mais vérifiez
Préparez-vous au pire
Attendez-vous à changer d’opinion
Le coût d’accepter des contrefaçons
Vérifiez vos impressions
Les jugements provoquent des troubles
Si vous voulez apprendre, soyez humble
Refusez les cadeaux tentants
Qui peut le plus peut le moins
Devenez un expert dans ce qui est important
Payez vos impôts
Observez les causes et les effets
Ni préjudice ni faute
À chacun ses opinions
Notre sphère d’influence
Le bien véritable est simple
Ne relâchez pas votre attention
Les propriétés d’une personne rationnelle
Votre esprit est véritablement vôtre
Un usage productif du mépris
Il n’y a rien de mal à avoir tort
Il se passe des choses par l’entraînement
Retournez-le sur l’envers
Vos désirs vous asservissent
Purifiez-vous des souillures de la vie
Qu’est-ce qui est en accord avec votre dignité personnelle ?
Partie 2. La discipline de l’action
La discipline d’action demande aux gens de tenir compte de leurs actions et des motivations qui les sous-tendent, ainsi que des conséquences possibles de leurs actions.
Les stoïciens enseignent que pour se comporter correctement, les gens doivent s’éduquer, développer une conscience de soi et incarner des vertus stoïques. Holiday explique que les stoïciens croient que cette approche aidera à rendre leurs actions « efficaces ».
Mai — Bonne action
Il est vrai que le stoïcisme met l’accent sur une discipline stricte. Cette philosophie promeut également un idéal de vie élevé : vivre selon la raison. Pour autant, Ryan Holiday souligne que cette philosophie n’est pas ascétique ou mortifère.
Les penseurs stoïciens ne s’attardent pas sur les sentiments de honte ou de culpabilité. Ils ne cherchent pas à créer des rituels de pénitence ou de châtiment. Au lieu de cela, ils cherchent constamment à rendre leurs actions présentes et futures plus vertueuses.
Ryan Holiday nous encourage à adopter la même approche dans notre relation à nous-mêmes. Plutôt que de nous punir, nous devrions apprendre à agir mieux et autrement.
Autrement dit, le plus important consiste à vivre selon des valeurs fermes et à montrer l’exemple. Il ne s’agit ni de prêcher ni de se culpabiliser, mais de bien agir au quotidien et de progresser constamment.
Les jours du mois de mai
Affirmez votre personnalité
Soyez la personne que vous voulez être
Montrez, au lieu de dire ce que vous savez
Qui est vraiment remarquable ?
Vous êtes le projet
La vertu est belle
Comment passer une bonne journée
Bien ou mal ? Quels sont vos choix ?
Carpe diem
Ne soyez pas inspiré, soyez inspirant
La culpabilité est pire que la prison
La bienveillance est toujours la bonne réponse
Alimentez le bûcher des habitudes
Notre bien-être réside dans nos actions
Estimez-vous heureux
La méthode de la chaîne
Être stoïcien est un apprentissage permanent
Notre façon de faire est toujours la même
Apprendre, pratiquer, s’entraîner
Préférez la qualité à la quantité
Quel type de boxeur êtes-vous ?
C’est aujourd’hui le grand jour
Montrez-moi comment vivre
Œuvrez à votre propre bonne fortune
Où trouver la joie
Arrêtez de vous soucier de ce que les autres pensent
Inquiétez-vous de broutilles
Les deux premières choses à faire avant d’agir
Le travail, c’est la santé
Travailler bien ou travailler peu ?
Nous n’avons qu’une seule obligation
Juin — Résolution de problèmes
Nous trouvons souvent normal de passer beaucoup de temps à suivre les nouvelles. Nous voulons être des « personnes informées ». Mais est-ce une si bonne idée ? Cette habitude de consommation médiatique, si typique du monde contemporain, est-elle bonne ?
Ryan Holiday la remet en question. Si l’on en croit la philosophie stoïque, il est impossible d’exercer une influence durable en dehors de notre esprit. Comment en avoir une sur une telle myriade d’événements !
Ceux-ci, au fond, ne font que créer une distraction épuisante. C’est pourquoi l’auteur demande : « De combien de temps, d’énergie et de cerveaux purs bénéficieriez-vous si vous réduisiez drastiquement votre consommation de médias ? ».
C’est la même chose qui se passe que lorsque nous nous inquiétons d’événements qui ne se sont pas encore produits. Ryan Holiday invite plutôt à suivre le conseil de Sénèque qui invitait à résister à l’anxiété liée à l’attente et aux ruminations.
Dans ce chapitre, vous trouverez un grand nombre de réflexions et de propositions d’actions qui vous aideront à résoudre ce type de problème.
Les jours du mois de juin
Ayez toujours une clause de réserve mentale
Pensée de Platon
C’est bien d’être flexible
C’est pour cela que nous sommes là
Mouchez-vous
Faut-il persévérer ou vaut-il mieux abandonner ?
Trouver les bons mentors
Brique à brique
Il faut résoudre les problèmes au plus vite
Vous pouvez le faire
N’empirez pas les choses
Un esprit entraîné vaut mieux que n’importe quel scénario
La vie est un combat
Essayez l’autre anse
En écoutant, on accomplit plus de choses qu’en parlant
Il n’y a pas de honte à avoir besoin d’aide
Offense ou défense ?
Prêt et déterminé
Restez focalisé sur le présent
Le calme est contagieux
Promenez-vous
La définition de l’insanité
Le long chemin
Les gens bien éduqués ne se disputent pas
Les sages n’ont pas de « problèmes »
Tentez le contraire
L’adversité lève le voile
Inutile de s’autoflageller
Pas d’excuses
L’obstacle est le chemin
Juillet — Devoir
Être fier et heureux d’exercer son métier — quel qu’il soit — nous conduit naturellement à perfectionner nos savoirs et nos compétences. Dans ce cas, nous faisons notre travail du mieux que nous pouvons, sans (trop) nous soucier du jugement extérieur.
En revanche, si notre satisfaction au travail dépend (trop) de la validation des autres, cela risque de nous rendre malheureux. Dans ce cas, nous sommes comme des acteurs déçus lorsque leur performance est critiquée par les spectateurs !
Mais nous ne maîtrisons pas la réaction des autres. Il vaut donc mieux se concentrer sur le fait de faire de son mieux. C’est en ayant confiance en nos propres décisions que nous pouvons acquérir « satisfaction et résilience ».
Marc Aurèle considère que c’est de cette façon que nous pouvons avancer sereinement et avec succès. Néanmoins, il dit également que nous devrions toujours être prêts à accepter le rejet et à faire de nouveaux choix si nécessaire.
Quel est, parmi tous, le meilleur choix, la meilleure décision ? C’est celle, simplement, d’« être un bon être humain ». Or, il est important de le souligner : nous avons toujours la possibilité de nous tourner vers cette option.
Bien sûr, cette décision peut être plus difficile à prendre dans certaines situations. Par moments, choisir d’être une personne moralement responsable nécessite beaucoup de courage et de discipline. Mais c’est pourtant la meilleure voie, celle qui nous conduit à la sérénité et au bonheur.
Les jours du mois de juillet
Faites votre travail
Sur le devoir et les circonstances
Transformer le devoir en pouvoir
Protégez la flamme
Personne n’a dit que ce serait facile
Debout !
Notre devoir d’apprendre
Arrêtez ces singeries !
Le roi philosophe
Aimez l’art humble
La start-up de vous-même
Quelques règles simples
Un leader dirige
Faites preuve d’humilité
Il suffit de bien faire
Progrès de l’âme
N’abandonnez pas les autres… où vous-même
Chacun est capitaine de son propre navire
Pardonnez-leur parce qu’ils sont ignorants
Fait pour la justice
Fait pour travailler ensemble
Personne n’a posé un pistolet sur votre tempe
Recevez les honneurs et les affronts exactement de la même façon
Quelqu’un est en train de mourir quelque part
Qu’est-ce qui est gravé sur votre tombe ?
L’inaction des gens de bien
Où y a-t-il quelque chose de meilleur ?
Vérifiez vos privilèges
Sa propre guérison
Joie stoïcienne
Votre carrière n’est pas une condamnation à vie
Août — Pragmatisme
Les philosophes stoïciens n’étaient pas des moines ou des ermites ! Ils étaient avant tout des hommes du monde. Certains ont vécu des vies d’artistes, de soldats ou d’hommes d’affaires. Bref, ils cherchaient à vivre dans le monde de leur époque et à « traiter avec le monde réel ».
Avec Sénèque, Ryan Holiday rappelle que « la philosophie n’est pas un truc amusant. C’est pour l’usage — pour la vie ». En d’autres termes, la philosophie s’apparente à un guide en vue de se construire une meilleure personnalité et une vie meilleure.
Le stoïcisme appelle avant tout à un engagement proactif dans le monde. Il s’agit de tirer le meilleur parti de chaque jour et d’avancer dans l’existence, quels que soient les défis qui surgissent.
Nous pouvons nous laisser distraire, nous tromper. Nous pouvons nous laisser manipuler par les gens ou tergiverser durant des heures au lieu d’agir. Et nous pouvons encore procrastiner plus ou moins intelligemment. Nous pouvons aussi en rester à l’état de rêveur.
Ryan Holiday insiste grandement sur ce point : si nous attendons les conditions parfaites pour agir, rien ne se passera jamais. Ce genre de tendances perfectionnistes mène à la « dépression et à la frustration ». « Mieux vaut fait que parfait », diraient d’autres !
Cette approche pragmatique et expérimentale du stoïcisme rend le progrès possible. En valorisant même les petits pas, nous sommes sûrs d’avancer dans la bonne direction.
Les jours du mois d'août
Ne cherchez pas la perfection
Quoi qu’il arrive, nous pouvons travailler
La vie bonne est possible partout
N’accusez personne, ressaisissez-vous
Le silence est une force
Il y a toujours plus de marge de manœuvre qu’on ne le croit
Pragmatique et plein de principes
Commencez avec le monde tel qu’il est
Tenez-vous-en aux faits
La perfection est l’ennemie de l’action
Inutile de perdre son temps avec la théorie, seuls les résultats comptent
Appropriez-vous les paroles
Prenez-vous en main et finissez-en
Ce n’est pas pour s’amuser, c’est pour la vie
La cour suprême de votre esprit
Tout peut-être un avantage
Prenez vos responsabilités
Seuls les imbéciles se précipitent
Débarrassez-vous du superflu
Où cela compte
Ne soyez pas malheureux à l’avance
Ne vous inquiétez pas pour un rien
C’est dans votre propre intérêt
Pillage de toutes les sources
Respectez le passé, mais soyez ouvert à l’avenir
Renflouez les épaves
Vous riez ou vous pleurez ?
Le stoïcien opulent
Ne rien vouloir = tout avoir
Quand vous avez la flemme
Considérez aussi vos défauts
Partie III — La discipline de la volonté
La discipline de la volonté régit la vie intérieure d’un stoïcien. En la suivant, nous pouvons apprendre à accepter des événements que nous ne pouvons pas changer. Nous pouvons aussi mieux comprendre quelle est notre place dans la société.
Septembre — Force d’âme et résilience
Le thème de la « citadelle intérieure » est particulièrement important pour les philosophes stoïciens, Épictète et Marc Aurèle en particulier. Cette métaphore désigne la force d’un esprit discipliné et protégé qui ne peut pas être détruit par des forces ou des événements extérieurs.
Ryan Holiday explique qu’il est de notre responsabilité de renforcer notre propre citadelle intérieure. Nous devons rester vigilants à nos pensées (partie 1) et à nos actions (partie 2). C’est par la volonté, et par elle seule, que nous pouvons maintenir la raison et le calme dans notre esprit.
Les jours du mois de septembre
Mieux vaut avoir de la force d’âme que de la chance
L’école du philosophe est un hôpital
D’abord, les exercices d’hiver
Comment pouvez-vous savoir si vous n’avez jamais été mis à l’épreuve ?
Focalisez-vous sur ce qui dépend uniquement de vous
Ils peuvent vous enchaîner, mais…
Notre pouvoir caché
Ne vous laissez pas tromper par la fortune
Rien à craindre sauf la peur elle-même
Préparez-vous au pire
Habituez-vous à moins
Gardez les pieds sur terre au risque de tomber
Protéger votre citadelle intérieure contre la peur
Une autre façon de prier
Un jardin, ce n’est pas pour la galerie
Tout le monde peut avoir de la chance, mais tout le monde n’est pas persévérant
Affrontez la haine
Affrontez la douleur
La flexibilité de la volonté
La vie n’est pas une danse
Gardez votre calme, gardez le contrôle
On n’a rien sans rien
La citadelle imprenable
Ça n’arrive pas qu’aux autres
La vulnérabilité de la dépendance
À quoi sert le temps libre ?
Que révélera la prospérité ?
Vous détenez la carte maîtresse
Vos besoins réels sont dérisoires
Vous ne pouvez pas m’atteindre
Octobre — Vertu et bonté
Les stoïciens utilisent le terme de sympathie pour désigner l’interconnexion et l’interdépendance de toutes les formes de vie sur terre.
La plupart des penseurs stoïciens considèrent que les gens devraient agir pour le bien de leur communauté et que les résultats pour l’individu et le groupe sont intrinsèquement liés.
« Ce qui n’est pas bon pour la ruche n’est pas bon pour l’abeille », dit Marc Aurèle de façon claire et imagée. Autrement dit, en agissant pour le plus grand bien de notre communauté, nous en bénéficions également.
Les jours du mois d'octobre
Que brille la vertu
L’atout le plus précieux
Un mantra d’interdépendance mutuelle
Un pour tous, tous pour un
Ce qui est dit est dit
Veillons les uns sur les autres
Une raison égoïste d’être bon
Un plus grand plaisir
Établissez des normes et utilisez-les
Sainteté et justice
Honnête par défaut
Aimez toujours
La revanche est un plat qu’il vaut mieux ne pas servir
Ne vous fâchez pas, aidez
Accordez aux autres le bénéfice du doute
Répandez la bonne parole
Les bienfaits de la gentillesse
Faux amis
Les bonnes habitudes chassent les mauvaises
Signes d’une bonne vie
Héros, ici et maintenant
C’est facile de s’améliorer, mais dans quel domaine ?
Montrez les qualités qui dépendent de vous
La fontaine de la bonté
Deux tâches
Trois parties, un but
On récolte ce qu’on sème
Nous étions faits l’un pour l’autre
Le caractère d’un homme fait son destin
Qui a la part du lion ?
L’homme est bon de naissance
Novembre — Assentiment/Amor fati
Épictète est l’un des stoïciens qui insiste le plus sur le fait de lâcher prise face aux événements qui sont hors de notre cercle de contrôle. Notre situation, la place que nous avons dans la société est quelque chose que nous n’avons pas choisi.
Il compare par exemple la vie à une pièce de théâtre. Il suggère que chaque individu accepte le rôle qu’une puissance supérieure lui a attribué et qu’il essaie de jouer ce rôle aussi bien qu’il le peut.
Dans ce chapitre, Ryan Holiday relie ce conseil à l’histoire de Marc Aurèle. Celui-ci n’a pas cherché à devenir empereur. Pourtant, cette position lui a été imposée par sa famille et d’autres que lui. Mais il a accepté ce sort et a essayé de faire du mieux qu’il pouvait.
Les jours du mois de novembre
Accepter ce qui est
Lier nos vœux à ce qui adviendra
Obéissez aux ordres du médecin
Ni bon ni mauvais
Une puissance supérieure
Quelqu’un d’autre tire les ficelles
Comment devenir puissant
Acteurs de comédie
Tout est fluide
Toujours pareil
L’important n’est pas la chose elle-même, mais ce que nous en faisons
Le fort accepte ses responsabilités
Ne vous plaignez jamais, ne vous justifiez pas davantage
Vous choisissez l’issue
Tout est changement
L’espoir et la peur sont semblables
Ne juge pas, car…
Quatre habitudes d’un esprit stoïcien
Maximes de trois sages
Regardez le présent comme l’éternité
Un instant suffit, un instant pour l’éternité
Le verre est déjà cassé
L’attachement est notre ennemi
Entraînez-vous à lâcher prise sur ce qui n’est pas à vous
Les choses prennent une drôle de tournure
L’autel de l’absence de différence
Le plaisir d’effacer ce qui est négatif
Ce n’est pas leur faute, c’est la vôtre
Tout va bien se passer
Suivez le logos
Décembre — Méditation sur la mortalité
Les stoïciens nous exhortent à agir comme une « personne en train de mourir ». Tous, nous allons mourir tôt ou tard. Intégrer cette réalité dans notre vie quotidienne nous aidera à mieux décider et mieux agir.
Nous pouvons nous habituer à ce savoir. Plutôt que de vivre dans la peur de la mort, nous pouvons utiliser la connaissance de sa certitude pour nous motiver et nous pousser à l’action.
Un exemple : que voudriez-vous qu’il soit écrit sur votre pierre tombale ? Penser à cela donne un objectif et des raisons de bien agir dans la vie de tous les jours.
Par ailleurs, lorsque nous embrassons cette inévitabilité de la mort, nous nous rendons compte que le temps est la chose la plus précieuse de l’existence.
Enfin, cette attitude va de pair avec une forme de relativisation. Après tout, si nous allons mourir, les problèmes ne sont pas si graves. Nous pouvons nous concentrer sur le plus important : notre âme. Ce qui signifie non pas la vie après la mort, mais la bonne existence pendant la vie.
Les jours du mois de décembre
Faites comme si aujourd’hui était votre dernier jour
Ne vous occupez pas de moi, je meurs à petit feu
Le philosophe est un artisan de la vie et de la mort
Cela ne vous appartient pas
Les avantages de la réflexion
L’épée est suspendue au-dessus de votre tête
Les cartes qui nous ont été distribuées
Ne vous voilez pas la face
Méfiez-vous des passe-temps chronophages
Ne vous bradez pas
Dignité et bravoure
La vie continue
C’est juste un chiffre
Ce que nous devrions savoir au final
Une façon simple de mesurer les jours
Éternelle bonne santé
Connaissez-vous vous-même — avant qu’il ne soit trop tard
Ce qui nous arrive à tous
Échelle humaine
Craignez la peur de la mort
Qu’avez-vous fait de toutes ces années ?
Affirmez-vous
Qu’avez-vous tellement peur de perdre ?
Insignifiant… comme un bon vin
Ne brûlez pas la chandelle par les deux bouts
La vie est longue — si vous savez vous en servir
Ne laissez pas votre âme partir la première
Le souvenir qu’on laisse
Montrez-vous reconnaissant
Enlevez le mordant
Participez activement à votre propre sauvetage
Conclusion — Rester stoïcien
L’une des pensées phares de Ryan Holiday est le « cercle de contrôle ». Il s’agit de l’idée que les gens ne peuvent vraiment affecter qu’une très petite sphère autour d’eux. Les stoïciens soutiennent en effet que la seule chose qui se trouve pleinement dans le cercle de contrôle d’une personne est son esprit.
D’autres éléments tels que la profession, la famille, les amis et d’autres activités se trouvent partiellement à l’intérieur du cercle, mais jamais complètement. En fait, la meilleure manière d’agir sur ces choses est de donner l’exemple d’une vie bonne.
Ryan Holiday déplore la quantité de temps et d’énergie que nous perdons en émotions et en actions inutiles. Lorsque nous cherchons à agir en dehors de notre cercle de contrôle, nous nous heurtons au malheur.
Plutôt que d’aller dans cette voie de la distraction, mieux vaut se concentrer sur les choix sous son contrôle. Cela contribue généralement à établir le calme mental et le bien-être. Ryan Holiday utilise une métaphore pour faire comprendre ce point : la stratégie d’entraînement dans le football appelée « Le processus ».
« Le processus » exige que les joueurs se concentrent sur le perfectionnement des détails après chaque match. Ils doivent se concentrer sur ces détails sans penser à leurs objectifs plus larges, tels que remporter des tournois ou recevoir des récompenses.
Holiday croit que cette approche fonctionne, car les objectifs à long terme ne peuvent être atteints qu’en prenant les bonnes actions dans le moment présent. C’est maintenant que vous agissez pour votre objectif final, et c’est sur cet instant que vous devez vous concentrer.
Ce type de pensée à petite échelle encourage l’action cohérente. Corrélativement, elle décourage la rumination des blessures du passé ou des inquiétudes sur l’avenir.
Autrement dit, cette méthode permet de « surmonter les obstacles et se frayer un chemin vers le sommet sans jamais s’être concentré directement sur les obstacles ».
Conclusion sur « Une année avec les stoïciens » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman :
Ce qu’il faut retenir de « Une année avec les stoïciens » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman :
Une année avec les stoïciens est un livre de développement personnel original qui rassemble pas moins de 365 citations de philosophes stoïciens traduites par Stephen Hanselman.
Mais ce n’est pas tout : Ryan Holiday commente et actualise cette pensée afin de la rendre accessible à nos mentalités contemporaines.
L’auteur met souvent l’accent sur cette possibilité d’appliquer du stoïcisme à la vie moderne. Il loue les thèmes majeurs de cette philosophie, tels que :
Le soin de soi ;
L’autodiscipline ;
La clarté émotionnelle ;
La neutralité ;
Le travail bien fait.
Il invite tout un chacun à mettre les conseils des stoïciens en pratique dans leur vie quotidienne. En effet, ceux-ci sont d’abord censés être vécus, et non seulement étudiés.
Points forts :
Une façon très originale de réaliser un ouvrage qui combine développement personnel et érudition sur la philosophie stoïcienne ;
365 citations de philosophes à lire chaque jour ;
De nombreux exemples contemporains qui permettent de comprendre les citations et, surtout, d’agir ;
Un livre de chevet à garder avec soi toute l’année !
Point faible :
Je n’en ai pas trouvé.
Ma note :
★★★★★
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March 18 2024, 5:00pm
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March 15 2024, 5:00pm
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March 14 2024, 5:35pm
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Comment faire voler un cheval
Résumé de « Comment faire voler un cheval : l’histoire secrète de la création, l’invention et la découverte » de Kevin Ashton : un livre à la fois théorique et pratique qui vous emmène dans les coulisses des plus grands créateurs afin de vous donner les clés pour être plus créatif au quotidien.
Par Kevin Ashton, 2018.
Titre original : « How to Fly a Horse: The Secret History of Creation, Invention and Discovery », 2015
Chronique et résumé de « Comment faire voler un cheval » de Kevin Ashton
Qui est Kevin Ashton ?
Kevin Ashton a participé à la création des réseaux RFID (de radio-identification). C'est lui qui est à l'origine du terme "Internet of Things" (lnternet des Objets), devenu commun aujourd'hui. Il est le co-fondateur du Centre Auto-ID au Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Avant-propos — Le mythe
Un journal allemand publia un jour une lettre attribuée à Mozart. Dans celle-ci, le compositeur de génie affirmait que la musique lui venait "toute faite" dans son esprit, et qu'il n'avait plus qu'à la coucher sur le papier.
En fait, cette lettre était un faux. Et il en va de même pour ce qu'elle décrit : l'idée d'un flash de génie immédiat, venant comme par magie. Selon Kevin Ashton, cette façon d'expliquer la création relève plutôt du "mythe".
Au contraire, la création demande du travail et du "bidouillage", de la débrouille et du temps. C'est ce qu'il a constaté en inventant les puces RFID et ce qui deviendrait peu de temps plus tard l'Internet des objets.
"La création, ce n'est pas de la magie, c'est du travail", dit-il en conclusion de cet avant-propos. C'est également la thèse d'un autre ouvrage important sur la créativité : Laissez courir les éléphants !
Chapitre 1 — Créer, un acte ordinaire
Tout le monde peut créer et crée effectivement, à plus ou moins grande échelle. C'est inné et commun.
Avant le 14e siècle, la société ne créditait pas les inventeurs et les créateurs. À partir de la Renaissance, en revanche, la société met à l'honneur les individus et célèbre le génie en sélectionnant certaines personnes.
C'est aussi à partir de cette époque, et plus précisément à partir du XVIIIe siècle, que des brevets (des droits de propriété liés aux inventions techniques) et des droits d'auteur (pour les œuvres d'art) sont octroyés aux individus.
Pourtant, si nous y regardons de près, ce ne sont pas moins de six millions d'individus qui ont reçu au moins un brevet entre 1790 et 2011 ! Pour l'auteur, ceci est une preuve que "créer n'est pas une affaire d'élite" et n'est pas prêt de l'être.
En fait, nous devrions plutôt apprendre à trouver la créativité dans les moindres détails de la vie de tous les jours. D'ailleurs, c'est ce que nous enseigne la psychologie cognitive. Des chercheurs tels que Allen Newell et Robert Weisberg l'ont bien montré.
En fait, pour l'auteur, même l'intelligence n'est pas identique à la créativité. Il le montre en citant une étude sur le sujet. Celle-ci mit en évidence que la créativité ne requiert pas d'aptitudes spéciales, seulement présentes chez quelques individus.
Non, la créativité est potentiellement la même chez chacun. Il s'agit en fait d'un processus expérimental, étape par étape, qui demande beaucoup de travail. Et que tout le monde peut mettre en œuvre !
Chapitre 2 — Réfléchir, c'est mettre un pied devant l'autre
Pour mettre en évidence ce fait initial, Kevin Ashton utilise la métaphore de la marche. En fait, marcher et créer reposent sur le même processus : la pensée progressive.
Voici comment il la décrit plus loin dans le chapitre, après avoir rapporté une expérience menée par des chercheurs dans les années 1930 (et renouvelée dans les années 1970) :
"Il n'y a pas de changement brutal de perception (quand nous créons ou inventons). Nous passons du connu au nouveau par petites étapes. Dans tous les cas, le scénario est le même : on commence par quelque chose de familier, on l'évalue, on résout ce qu'on peut, et on recommence jusqu'à trouver une solution satisfaisante." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 2)
L'un des scientifiques auquel fait référence Kevin Ashton, Karl Duncker, considérait que la créativité commence à partir du moment où nous nous posons la question "Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas (ou plus) ?" ou "Que puis-je faire pour que cela fonctionne (à nouveau) ?".
Bien sûr, parfois, il n'est pas évident de voir ce qui ne fonctionne pas. Et c'est là où se trouve l'intérêt : dans la curiosité et l'insatisfaction que manifestent certaines personnes et qui les poussent à se poser cette question.
Mais avoir une idée n'est pas la même chose que créer. Dans le dernier cas, nous agissons, alors que dans le premier, nous pouvons très bien rester les bras croisés. Prenons l'exemple du vol : beaucoup de personnes étaient certaines qu'il était possible de voler. Elles en avaient l'idée… Mais seuls les frères Wright ont créé le premier avion fonctionnel !
Chapitre 3 — Des obstacles à venir
Avancer étape par étape, cela signifie nécessairement échouer de temps en temps. Et même souvent !
C'est le thème de ce chapitre. En fait, il n'y est pas seulement question d'échec, mais aussi de rejets. Lorsque nous créons quelque chose, cela peut être refusé, rejeté par les autres. Kevin Ashton prend l'exemple de l'invention d'une nouvelle thérapie contre le cancer par Judah Folkman.
Il vaut mieux s'attendre au rejet. Et cela est plus sain, car les personnes qui acceptent trop vite vos idées sont régulièrement celles qui veulent quelque chose de vous ou vous aiment trop pour avoir un bon recul critique.
Faire face aux réactions négatives et aux échecs nécessite d'avoir confiance en soi et en ses idées. Lorsque nous créons, c'est comme si nous étions dans un labyrinthe : si nous perdons confiance et que nous arrêtons de marcher, nous n'en trouvons jamais la sortie.
Bien sûr, la foi en elle-même ne suffit pas. L'auteur prend un exemple étonnant de cela : un ingénieur français était si sûr de son nouveau modèle de parachute qu'il se jeta du haut de la tour Eiffel — et en mourut !
Voici la chose à ne pas faire : avoir confiance en soi et ses idées, mais ignorer les faits, les données et les critiques qui nous sont formulées.
Chapitre 4 — Ce que voient nos yeux
Pour le dire en deux mots, la sérendipité est l'art de trouver ce que nous ne cherchons pas. Mais cela demande de la préparation. En fait, nous habituons notre regard à voir les choses d'une certaine façon. Nous sommes parfois volontairement aveugles à certaines choses, et particulièrement attentifs à d'autres.
C'est ainsi que nous sélectionnons les éléments du réel qui font sens pour nous. De cette façon, nous pouvons "voir" et "découvrir" des choses qui demeurent inaperçues à d'autres. Voilà ce qu'il s'est passé, par exemple, pour la découverte de la bactérie H. Pylori par Robin Warren.
"L'acte créatif, c'est de l'attention. C'est voir de nouveaux problèmes, remarquer ce qui ne l'avait pas été jusque-là, découvrir les points aveugles de l'inattention. Si, après coup, une découverte ou une invention nous paraît si évidente qu'il nous semble qu'elle était visible tout du long, c'est probablement le cas. La réponse à la question "pourquoi n'y ai-je pas pensé ?", voilà "l'esprit neuf"." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 4)
Ce phénomène d'attention sélective est bien connu aujourd'hui et a été étudié de nombreuses fois. Il fait également partie de ces "biais" étudiés par Daniel Kahneman dans Système 1/Système 2.
En fait, tout ceci est lié à l'expertise et au travail accumulé durant plusieurs années. C'est parce que nous nous entraînons à voir d'une certaine manière que nous devenons effectivement capables de remarquer certaines choses plus rapidement que d'autres. Notre expertise se traduit en vitesse d'exécution.
Pour autant, les meilleurs experts sont aussi capables de renouveler leurs façons d'envisager des problèmes. C'est ce que Kevin Ashton nomme "l'esprit du débutant". Autrement dit, la création se cache à la fois dans l'ouverture et la fermeture, dans l'étonnement et la préparation.
Dans tous les cas, "considérez la certitude comme une ennemie et le doute comme un allié. Quand on peut changer d'avis, on peut tout changer", dit l'auteur pour clore le chapitre.
Chapitre 5 — À qui revient le mérite
Bien sûr, il nous faut ensuite tester notre idée. Nous l'avons dit, le flash de génie est un mythe. Pour être sûr que notre idée est valable — qu'elle est une bonne idée, qui va "tenir la route" —, il va falloir expérimenter, étape par étape.
Or, ce travail est souvent collectif. C'est en tout cas le cas pour les sciences. Le travail des uns s'appuie sur celui des autres. C'est ainsi que se créent les grandes découvertes. Mais alors, à qui en reviennent le crédit et le mérite ? N'est-il pas problématique d'attribuer l'émergence du neuf à un seul individu ?
Kevin Ashton prend l'exemple de la découverte de la structure de l'ADN par James Watson, Fancis Crick et Maurice Wilkins. En fait, il s'appuie notamment sur les recherches de Rosalind Franklin, une scientifique qui étudia les cristaux, les virus et découvrit la structure de l'ARN.
En fait, nous ne sommes pas vraiment assis "sur les épaules des géants", comme l'a dit Isaac Newton. Nous sommes plutôt assis à la suite de générations entières de personnes qui ont pensé et agi avant nous.
Rosalind Franklin elle-même put réaliser ses recherches parce que d'autres avaient mené la science de son époque à cette étape de son évolution :
"Rosalind Franklin, maîtresse en cristallographie, était juchée sur une tour de générations lorsqu'elle devint la première personne à observer le secret de la vie." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 5)
Chapitre 6 — Comment tout s'enchaîne
Connaissez-vous le luddisme ? C'est un mouvement anti-technologie (ou technophobe) du XIXe siècle. Les promoteurs de ce mouvement firent scandale en détruisant des métiers à tisser industriels. Ceux-ci avaient peur d'être remplacés par des machines qui feraient le travail à leur place.
Ce processus de mécanisation de l'industrie s'amplifia tout au long du XIXe et du XXe siècle. Et de nombreuses craintes l'accompagnèrent. Pour remplacer les emplois perdus, les États occidentaux choisirent de miser sur l'éducation : seuls les emplois qualifiés étaient "hors machine".
En fait, les conséquences de l'introduction de nouvelles technologies sont souvent difficiles à prévoir totalement. Les inventions s'enchaînent les unes aux autres, menant à d'autres problèmes et à d'autres découvertes, dans un cycle infini.
Kevin Ashton prend l'exemple d'une canette de Coca-Cola. Celle-ci est le fruit de multiples petites créations qui remontent — si nous y regardons bien — aux temps les plus reculés de l'humanité. Par ailleurs, la consommation de cette boisson a aujourd'hui des conséquences plus ou moins dramatiques, sur le plan sanitaire et environnemental, notamment.
Toutefois, ce n'est pas en refusant l'invention que nous résoudrons les problèmes que la technique pose. Pour l'auteur, la réponse est claire : il nous faut plus d'innovation scientifique et technique. En cela, il se rapproche des visions optimistes de la science et des techniques (approche technophile) prônées par Bill Gates ou Elon Musk, par exemple.
"Les outils en chaîne provoquent des conséquences en chaîne. En tant que créateurs, on peut en anticiper certaines et, si elles sont mauvaises, on devrait bien sûr prendre des mesures pour les éviter, même si cela va jusqu'à inventer autre chose à la place. Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est cesser de créer (...). La réponse aux problèmes de l'invention n'est pas moins d'invention, mais davantage. L'invention est un acte d'itération infinie et imparfaite. Les nouvelles solutions engendrent de nouveaux problèmes, qui engendrent de nouvelles solutions. Tel est le cycle de notre espèce." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 6)
Le "cycle de notre espèce", voilà comment Kevin Ashton caractérise ce processus cyclique de création. Selon lui, elle concerne l'humanité tout entière.
Chapitre 7 — Ce qui nous meut
Ce chapitre est consacré à la motivation. Qu'est-ce qui nous meut ? Kevin Ashton commence par prendre l'exemple de Woody Allen. Celui-ci n'aime pas aller aux Oscars, malgré les multiples récompenses qui lui ont été proposées. Pourquoi ? Car, selon lui, recevoir des prix ne l'aide en rien à faire du bon travail.
Ce serait peut-être même le contraire. En fait, nous nous soumettons au jugement d'autrui et entrons dans une logique compétitive. Cela standardise et affaiblit notre travail — c'est, en tout cas, l'avis du réalisateur étatsunien. Mais pas seulement !
La psychologiste de Harvard Teresa Amabile a étudié les relations entre motivation et création. Elle montre que l'évaluation a un effet néfaste sur la création. Et de nombreuses études, notamment réalisées sur des animaux, vont dans le même sens.
Ces recherches vont dans la direction suivante : la motivation la plus forte est intrinsèque. Les motivations extrinsèques (récompenses, punitions, etc.) ne sont pas aussi efficaces.
Pour poursuivre son argument, Kevin Ashton parle du phénomène littéraire bien connu de crampe de l'écrivain ou d'"angoisse de la page blanche". Mais pour lui, c'est un faux problème ! En fait, ce qui nous arrive lorsque nous sommes bloqués devant notre écran d'ordinateur ou notre bloc de feuilles, ce n'est pas une simple impuissance ou un manque d'inspiration.
Que se passe-t-il, alors ? Nous nous figeons, car nous avons peur de ne pas être à la hauteur de nos propres attentes. C'est ce que Kevin Ashton nomme "le syndrome de la page mal remplie" :
"La victime d'un blocage n'est pas incapable d'écrire. Elle peut toujours tenir un stylo, taper sur les touches d'une machine à écrire, faire fonctionner son traitement de texte. La seule chose qu'elle est incapable d'écrire, c'est quelque chose qu'elle trouve bien. Ce n'est pas le syndrome de la page blanche, c'est le syndrome de la page mal remplie. Le remède va de soi : écrire quelque chose qu'on trouve mauvais." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 7)
Le plus important, c'est d'écrire ou de travailler, quelle que soit la tâche. Nous ne pouvons atteindre le maximum à chaque fois. Celui-ci est par définition exceptionnel. Surtout, continuons à écrire, si telle est notre passion.
En fait, c'est le mot le plus important : la passion. C'est elle qui vous aide à créer et à maintenir votre confiance durant le processus difficile d'essais et d'erreurs. La mise en place d'un rituel, d'une routine créative pourra peut-être vous aider. Toutefois, le plus important, c'est la constance.
Comme le disait Igo Strabinsky, "c'est le travail qui apporte l'inspiration lorsque celle-ci n'est pas perceptible au démarrage".
Chapitre 8 — La création en bande organisée
Nous faisons souvent l'expérience de la création lorsque nous sommes seuls. Ou nous croyons que les grands génies créent lorsqu’ils sont isolés. Mais il faut pourtant se demander comment des groupes peuvent être créatifs. Et plus encore : "Comment pouvons-nous construire des organisations où les gens créent ?".
Kevin Ashton prend l'exemple de la conception d'un avion de combat de l'armée américaine. L'ingénieur en chef — Kelly Johnson — a gagné la confiance de l'entreprise chargée de la tâche, Lockheed Corporation. Celle-ci a décidé de lui faire confiance malgré ses idées farfelues, tout en lui demandant de faire ses preuves.
Le lien créé par le secret ou par le partage d'un même espace peut aussi favoriser la création. Réunies autour d'un même projet, les personnes font équipe. Mais ici, deux éléments supplémentaires sont cruciaux pour l'auteur :
Il importe que les personnes soient mises sur un pied d'égalité ;
L'action doit primer sur la discussion.
C'est ce qu'il illustre avec une expérience intéressante, impliquant des enfants et des adultes travaillant dans différents domaines (droit, business, cadres, etc.). Celle-ci consistait à demander à ces différents groupes de personnes de réaliser une construction stable à partir de pâtes, de cordes et de papier collant, afin de faire tenir un marshmallow sur le dessus.
Simple ? En apparence ! En fait, ce sont les enfants qui s'en sont sorti le mieux. Pourquoi ? Selon les résultats, rapportés par l'auteur de Comment faire voler un cheval, ce serait parce que les enfants n'ont pas discuté et ne sont pas entrés dans des "jeux de pouvoir". Ils ont agi et n'ont utilisé le langage que pour agir.
Ce "test du marshmallow" met bien en avant les deux points cités ci-dessus. Or, dans les entreprises, ils sont souvent peu respectés. Les réunions s'éternisent ; les discussions prennent le pas sur l'action. Les hiérarchies tuent l'initiative. Résultat : les employés se désengagent et ne font plus d'efforts pour porter les valeurs et les idées de l'organisation.
La solution pour rendre nos organisations créatives passe donc par la mise en place de rituels d'action et par des relations plus horizontales.
Chapitre 9 — Bye-bye, génie
Au XIXe siècle, l'eugéniste Francis Galton écrivit un livre intitulé Hereditary Genius. Selon lui, seuls quelques-uns possèdent d'exceptionnelles capacités créatives. Ce sont les génies. Pour cet auteur, il conviendrait de privilégier la reproduction de certains groupes humains — et en particulier, donc, des génies — pour le bien de l'humanité.
En opposition à cette vision, Kevin Ashton plaide pour l'universalité de la créativité. En utilisant l'étymologie, il montre que "génie" signifiait "esprit". Or, cet esprit fait partie de chacun d'entre nous.
Nous avons besoin de créativité pour évoluer en tant qu'humains. Nous avons tous besoin de résoudre des problèmes et d'inventer de nouveaux chemins. Or, la situation actuelle — entre surpopulation et surconsommation — exige de nous des initiatives originales (nous pourrions aussi dire : des révolutions tranquilles).
Les craintes liées à la surpopulation ne sont toutefois pas nouvelles. Au XIXe siècle encore, Thomas Malthus fut le premier à alerter sur ce phénomène. Il fut à la fois célébré et critiqué. Il avait raison : la population humaine s'accroît énormément.
Pourtant, il n'a pas vu autre chose : avec l'accroissement de la population vient l'augmentation de la créativité. Or c'est précisément, selon lui, ce qui nous sauve au quotidien.
"Quand la population augmente, notre capacité à créer augmente encore plus vite. Il y a plus de gens qui créent, donc plus de gens avec qui se connecter. (...) Nous prenons le dessus sur le changement grâce au changement." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 9)
Conclusion sur « Comment faire voler un cheval ? » de Kevin Ashton :
Ce qu’il faut retenir de « Comment faire voler un cheval ? » de Kevin Ashton :
Ce livre est rempli d'anecdotes plus intéressantes les unes que les autres sur la création dans les domaines des arts, des sciences et des techniques — mais pas seulement. Kevin Ashton regarde la créativité comme une qualité intrinsèquement présente dans de nombreux actes du quotidien.
C'est un ouvrage optimiste et joyeux : il vous donnera vraiment envie de vous lancer dans votre aventure personnelle en explorant vos capacités créatives. Voulez-vous écrire ? Ou créer votre propre entreprise ? C'est possible ! Il suffit de se lancer, d'agir et d'accepter les erreurs.
Pour autant, vous ne lirez donc pas seulement un manuel de créativité. Il y a aussi, dans cet ouvrage, un côté philosophique et une réflexion sur l'avenir de l'humanité. C'est ce qui ressort bien, d'ailleurs, des dernières lignes du texte :
"La chaîne de la création est faite de nombreux maillons et chacun d'eux — c'est-à-dire chaque personne qui crée — est essentiel. Toutes les histoires des créateurs réaffirment les mêmes vérités : l'acte créatif est extraordinaire, mais les créateurs sont humains ; tout ce qu'il y a de bon en nous peut réparer ce qu'il y a de mauvais en nous ; le progrès n'est pas une conséquence inévitable, mais un choix individuel. La création ne naît pas d'un besoin : elle vient de nous." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 9)
Vous pouvez méditer ces lignes tranquillement ! Par ailleurs, l'auteur propose une large bibliographie qui vous aidera à faire connaissance avec quelques-uns des classiques de la recherche contemporaine sur la créativité dans les différents domaines de l'existence.
En bref, ce livre est une réussite ! C'est un excellent livre de vulgarisation qui vous incitera à agir pour vous et pour les autres, tout en vous donnant les clés pour comprendre d'où vient cette force en nous que nous nommons "créativité".
Points forts :
Une pensée claire et une présentation didactique ;
De nombreuses références à des travaux classiques sur la créativité en philosophie, en sociologie, en psychologie et en histoire ;
Des exemples dans tous les domaines de l'existence ;
Une belle expérience de lecture et de réflexion.
Point faible :
Certes, la thèse de la créativité ordinaire n'est pas nouvelle. Beaucoup d'autres livres partent du même point de départ en critiquant, comme Kevin Ashton, la théorie du "flash du génie". Pourtant, le livre n'en demeure pas moins très intéressant et original. Et, en fait, il forme un excellent complément de Laissez courir les éléphants, qui est davantage axé sur les techniques concrètes à mettre en place pour agir au quotidien !
Ma note :
★★★★★
Avez-vous lu le livre de Nassim Kevin Ashton « Comment faire voler un cheval ? » ? Combien le notez-vous ?
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March 14 2024, 5:00pm
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March 12 2024, 6:09pm
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