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De la force à la force
Résumé de « De la force à la force : Trouver le succès, le bonheur et un but profond dans la seconde moitié de la vie » d'Arthur Brooks : un livre de développement personnel pour les personnes de plus de 40 ans qui veulent trouver une nouvelle voie — à recommander d'urgence à toutes celles et ceux qui travaillent trop et veulent lever le pied !
Par Arthur Brooks, 2022, 272 pages.
Titre original : « From Strength to Strength: Finding Success, Happiness, and Deep Purpose in the Second Half of Life ».
Chronique et résumé de « De la force à la force : Trouver le succès, le bonheur et un but profond dans la seconde moitié de la vie » d'Arthur Brooks
Quelques mots sur Arthur Brooks
De la force à la force : Trouver le succès, le bonheur et un but profond dans la seconde moitié de la vie est un livre de non-fiction d’Arthur Brooks (2022). Il a été best-seller n° 1 du New York Times pendant plusieurs mois.
En 2019, Arthur Brooks est devenu professeur à la Harvard Kennedy School et à la Harvard Business School. Pendant une décennie avant cela, il a été président de l’American Enterprise Institute, un groupe de réflexion à Washington, DC, qui étudie les questions d’économie, de politique et de société.
Introduction : « L’homme dans l’avion qui a changé ma vie »
Arthur Brooks s’est posé la question qui est au cœur de ce livre à la suite d’une drôle de rencontre.
À l’été 2012, alors qu’il est dans un avion, il entend la conversation d’un couple assis derrière lui. Le mari se lamente, prétend qu’il est inutile et qu’il serait mieux mort.
Lorsque les deux personnes débarquent, il est surpris de constater que l’homme est une personnalité connue, un héros célèbre pour une chose qu’il avait réalisée dans sa jeunesse.
Au moment de cette « rencontre », l’homme est déjà un monsieur âgé d’environ 85 ans, mais il demeure très respecté. L’auteur raconte même que le pilote le reconnaît et lui avoue son admiration. Mais il ne dit pas de qui il s’agit !
Ce qu’Arthur Brooks veut mettre en avant, c’est son sentiment : au départ, il ne peut se résoudre à croire que cet homme estimé éprouve de tels sentiments négatifs.
Mais il ressent une certaine empathie : lui, à près de 50 ans, a certes connu une vie professionnelle réussie, mais ne se sent pas non plus complètement épanoui.
Il écrit :
« J’ai obtenu le désir de mon cœur, du moins tel que je l’imaginais, mais cela ne m’a pas apporté la joie que j’imaginais » (De la force à la force, Introduction).
Son succès lui a pris tout son temps et toute son énergie. Pire : il a peur de se détacher de cette réussite, qui lui semble être tout ce qu’il a.
Bref, il se sent « sur la même pente » que la personne dans l’avion.
Mais il souhaite agir — et c’est pour cela qu’il décide de rédiger cet ouvrage. Il effectue de nombreuses recherches et entretiens et apprend tout ce qu’il peut sur le déclin des personnes qui ont lutté toute leur vie pour réussir.
« Bien que ces questions soient personnelles, j’ai décidé de les aborder en tant que spécialiste des sciences sociales, en les traitant comme un projet de recherche. » (From strength to strength, Introduction)
Voici sa thèse principale : surmonter les sentiments négatifs associés au déclin nécessite une transformation et l’acquisition d’un regard neuf sur le succès, mais cela peut vous conduire à une vie plus sensée et heureuse.
Chapitre 1 : « Votre déclin professionnel arrive (beaucoup) plus tôt que vous ne le pensez »
La recherche scientifique fournit des preuves du déclin professionnel qui affecte la plupart des personnes d’âge moyen.
Mais Arthur Brooks commence par l’histoire de Charles Darwin, dont le travail sur la théorie de l’évolution constitue le sommet de la carrière professionnelle.
Darwin publie L’Origine des espèces — son grand livre — à l’âge de 50 ans, après y avoir travaillé 30 ans. Pourtant, 20 ans plus tard, il se sent malheureux et insatisfait :
« Dans ses dernières années, Darwin était encore très célèbre — de fait, après sa mort, il a été enterré en tant que héros national à l’abbaye de Westminster —, mais il était de plus en plus mécontent de sa vie, voyant son travail comme insatisfaisant, médiocre et peu original. » (De la force à la force, Chapitre 1)
Dans toute profession nécessitant des compétences avancées, le déclin a lieu plus tôt que les gens ne sont prêts à l’admettre. Les athlètes de classe mondiale en sont un exemple évident. Mais le déclin se produit aussi bien au niveau cognitif qu’au niveau physique.
Les recherches sur les gagnants des prix Nobel en science montrent que les plus grands accomplissements ont lieu lorsque les personnes sont dans la vingtaine ou la trentaine. En moyenne, les résultats de ces individus baissent au cours des décennies suivantes.
Les découvertes révolutionnaires sont rares une fois que les gens entrent dans la quarantaine. La même tendance se présente, bien qu’à un âge légèrement plus avancé, pour les scientifiques qui ne sont pas lauréats du prix Nobel.
Il en va de même pour les :
Médecins ;
Entrepreneurs ;
Employés de bureau ;
Et, en fait, à peu près tout le monde.
Les statistiques montrent que, surtout dans les domaines créatifs, les performances de pointe sont visibles environ 20 ans après le début d’une carrière.
Ce phénomène est lié au cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est la partie du cerveau qui se développe en dernier. Il joue un rôle important dans ce que les scientifiques appellent la fonction exécutive, qui implique notamment la :
Prise de décision ;
Mémoire de travail ;
Maîtrise de soi ;
Création de plans et d’actions à mener.
Des études montrent que le cortex préfrontal semble également être la première zone du cerveau à décliner. Lorsque c’est le cas, nous sommes moins enclins aux activités multitâches, à la concentration et à l’analyse approfondie des choses.
La mémoire commence également à se dégrader. Certaines personnes oublient même des noms et des faits qu’ils connaissent pourtant bien.
L’effet est encore plus grand sur celles et ceux qui sont particulièrement ambitieux ou qui se trouvent déjà au sommet de leur domaine. Ces individus ont l’habitude d’attirer l’attention ; ils savent que leur travail est significatif. Conséquence ? Ils ont encore plus peur que les autres de devenir « obsolètes ».
Ou pour le dire simplement : plus on grimpe, plus on descend.
Et, de fait, la recherche scientifique montre que les personnes qui réussissent plus tôt dans la vie ont tendance à être plus mal à l’âge avancé.
Insatisfaites, frustrées, elles cherchent à en atteindre plus, alors même que leurs capacités diminuent. Souvent, elles travaillent plus — trop — pour compenser, ce qui a pour fâcheux effet de nuire à leur entourage et à leurs relations :
« Le problème du déclin est donc un double problème : nous avons besoin d’un succès toujours plus grand pour éviter l’insatisfaction, mais nos capacités à rester au même niveau diminuent. Mais non, en fait, c’est un triple coup dur, parce que comme nous essayons de rester au même niveau, nous nous retrouvons dans des modèles de comportements addictifs tels que le workaholism, qui enferme les travailleurs acharnés dans des modèles relationnels malsains, le tout au prix d’une perte de connexion profonde avec les conjoints, les enfants et les amis. » (De la force à la force, Chapitre 1)
Face à ce problème, il existe selon Arthur Brooks 3 options :
Le déni ;
La démission ;
La transformation.
Ce livre propose une voie pour suivre la troisième option.
La courbe de l'intelligence, Chapitre 1.
Chapitre 2 : « La deuxième courbe »
Arthur Brooks explore les aspects positifs de l’ » après 40 ans ». En fait, il révèle une seconde trajectoire qui, elle, s’améliore avec l’âge. En effet, certaines compétences continuent de progresser même si la capacité d’innovation diminue.
Quelles sont-elles ?
Vous pourriez par exemple vous améliorer au niveau :
Du vocabulaire ;
De la capacité à synthétiser ;
De l’utilisation et l’explication d’idées complexes.
L’auteur discute ensuite de la façon dont le psychologue Raymond Cattell a étudié ce phénomène. Selon ce chercheur, l’intelligence peut être divisée entre « intelligence fluide » et « intelligence cristallisée » :
La première implique la résolution de problèmes et aboutit à une pensée innovante ;
La seconde est constituée des connaissances accumulées au cours d’une vie d’apprentissage.
L’auteur résume ce travail de la façon suivante : « Quand vous êtes jeune, vous avez une intelligence brute ; quand vous êtes vieux, vous avez la sagesse » (27). Or, cette « sagesse » ou « intelligence cristallisée » peut s’avérer très utile dans certains domaines.
Par exemple, les historiens sont environ deux fois plus performants après 40 ans. Plus généralement, l’enseignement est favorisé par l’intelligence cristallisée. Les personnes plus âgées font également de parfaits mentors pour les générations qui les suivent.
Sur un graphique reprenant en abscisse l’âge et le niveau d’intelligence en ordonnée, vous pouvez donc vous imaginer 2 courbes :
Celle de l’intelligence fluide, qui augmente pendant les 20 premières années d’une carrière, en moyenne, puis diminue.
Celle de l’intelligence cristallisée qui commence plus tard, se fortifie à l’âge moyen et continue à augmenter pendant quelques décennies.
Vous l’aurez deviné, c’est cette deuxième courbe qui offre le plus d’espoir aux travailleurs de plus de 40 ans ! Le problème, c’est qu’ils doivent savoir qu’elle existe et être prêts à l’embrasser.
Pour clore le chapitre, Arthur Brooks donne l’exemple de Johann Sebastian Bach, dont l’histoire est un contrepoint à celle de Darwin dans le chapitre précédent.
J.S. Bach était un génie musical et un compositeur très prolifique. L’un de ses nombreux enfants, Carl Philipp Emanuel Bach, est également devenu un musicien célèbre. Au fur et à mesure que les goûts musicaux changeaient, C. P. E. Bach est devenu plus célèbre que son père.
Au lieu d’arrêter sa production ou de devenir amer, J. S. Bach a travaillé joyeusement sur la composition de L'Art de la Fugue tout au long de la dernière décennie de sa vie. Il a ainsi créé une sorte de manuel de musique baroque que les élèves du monde entier utilisent encore aujourd’hui.
Voulez-vous suivre la voie de Bach et trouver le moyen de développer votre intelligence cristallisée ? Continuez votre lecture !
« Si vous rencontrez un déclin de l’intelligence fluide — et si vous avez mon âge, c’est sûr que vous êtes dans le même cas —, alors cela ne signifie pas que vous êtes lessivé. Non, cela signifie seulement qu’il est temps de sauter de la courbe d’intelligence fluide à la courbe de l’intelligence cristallisée. » (De la force à la force, Chapitre 2)
Chapitre 3 : « Mettez fin à votre dépendance au succès »
Brooks examine ici la première des 3 forces qui empêchent les gens de « sauter » de la première à la deuxième courbe : le fait d’être accro au travail. C’est un phénomène proche de la consommation de drogues ou d’alcool.
D’ailleurs, les problèmes s’enchaînent :
« Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la probabilité de consommation d’alcool augmente avec le niveau d’éducation et le statut socio-économique. Certains croient — et je suis d’accord, sur la base de mon travail — que les personnes occupant des emplois à haute pression ont tendance à s’automédicamenter avec de l’alcool, y compris en buvant à des niveaux dangereux, ce qui peut éteindre la sensation d’anxiété comme un changement — temporairement. » (De la force à la force, Chapitre 3)
Les personnes qui travaillent avec acharnement sont souvent accros à la gloire que leur profession peut leur apporter. Une femme travaillant dans le domaine de la finance dit à l’auteur que : « Peut-être que je préfère être spéciale plutôt qu’heureuse ».
Pour d’autres, placer le travail au-dessus de tout est un moyen d’éviter la dépression. Abraham Lincoln et Winston Churchill, par exemple, ont combattu ce problème en s’épuisant à la tâche.
Le surmenage peut également être le résultat de l’auto-objectivation, c’est-à-dire de la tendance à « juger constamment sa propre estime de soi — pour le meilleur comme pour le pire — en fonction de la performance au travail ou de la position professionnelle ».
La plupart d’entre nous veulent renvoyer l’image d’un être compétent, accompli et estimé par ses pairs. Toutefois, une fois que nous entrons dans ce cercle, il est difficile d’en sortir.
À force de nous comparer aux autres et de nous inquiéter de notre position dans la hiérarchie sociale et professionnelle, nous en devenons accros au travail (ou à d’autres substances).
Bien sûr, il est naturel d’être fier du travail que nous faisons. Pourtant, cela ne devrait pas se transformer en arrogance et en ambition démesurée.
Lorsque cela survient, il faut savoir dire stop. Pour ce faire, il faut admettre que nous avons un problème et que nous voulons changer. Un geste qui demande une certaine humilité.
Arthur Brooks rappelle :
« Vous n’êtes pas votre travail, et moi (comme je dois me le rappeler) je ne suis pas le mien. » (De la force à la force, Chapitre 3)
Chapitre 4 : « Commencer à s'attaquer au problème »
Arthur Brooks ouvre le chapitre 4 avec une anecdote sur la visite du National Palace Museum à Taïwan. Grâce à son guide, il s’interroge sur la nature du processus artistique et de ce qui le précède.
Dans la pensée occidentale, c’est la toile vierge qui représente le moment avant la création.
Dans la pensée orientale, c’est un bloc de jade non sculpté.
Alors que la pensée occidentale a tendance à penser l’art en termes d’addition (ajouter de couleurs à la toile pour obtenir une peinture), la pensée orientale y voit plutôt un processus de soustraction (retirer des copeaux de jade pour faire apparaître la statue).
Or, il en va de même pour le succès.
Plutôt que d’accumuler des choses irréfléchies, le secret du contentement est d’enlever les choses qui ne sont pas essentielles. C’est le deuxième obstacle pour sauter en direction de la seconde courbe : se détacher des choses mondaines.
Mais pourquoi sommes-nous tant attachés aux objets et que pouvons-nous y faire ?
Nous pouvons penser à de nombreux entrepreneurs à succès qui ne pensent qu’à l’accumulation de biens en tout genre. Et pourtant, rien de tout cela n’est très gratifiant, au bout du compte.
Pour nous aider à nous détacher de cet état d’esprit, Arthur Brooks raconte les histoires de deux hommes spirituels de l’histoire qui ont traité du problème de l’attachement aux choses :
Thomas d’Aquin ;
Bouddha.
Tous deux venaient de familles riches. Celles-ci leur ont donné tout ce qu’ils désiraient dès leur plus jeune âge. Et pourtant, là n’était pas leur bonheur.
Thomas d’Aquin, venu d’Italie, préfère rejoindre l’ordre dominicain, dont les moines se consacrent à la pauvreté. Il identifie quatre choses — l’argent, le pouvoir, le plaisir et l’honneur — que les gens utilisent pour tenter de se substituer à Dieu. Mais selon lui, aucun n’est satisfaisant.
Le prince indien Siddhartha Gautama, qui est devenu le Bouddha, choisit quant à lui de rejeter sa vie de privilèges et vit une vie d’ascèse, jusqu’à ce qu’il rencontre l’illumination. Sa conclusion ? Les biens du monde ne sont pas mauvais en soi, mais notre attachement à eux peut être la cause du problème.
Pour Brooks, suivre les étapes pour lâcher cet attachement apporte la paix et l’illumination.
Beaucoup plus récemment, des recherches scientifiques ont montré comment cette dynamique d’attachement fonctionne chez les personnes. Obtenir ce que l’on veut apporte un certain sentiment de satisfaction, mais celui-ci est éphémère.
Dès lors, nous cherchons toujours quelque chose de nouveau pour obtenir le même sentiment. Nous entrons dans un cercle vicieux — appelé adaptation hédonique — qui s’autoalimente.
En termes d’évolution, ce goût pour les choses du monde se justifie par le besoin d’entrer en possession de ressources limitées (partenaires, nourriture, etc.).
En revanche, dans une société industrielle moderne où les ressources sont souvent abondantes, cette fonction atavique du cerveau nous joue des tours. Nous ressentons le besoin de posséder comme une nécessité ; l’absence de biens, comme un échec.
Il existe pourtant d’autres façons d’agir. Au lieu d’assimiler la satisfaction à des quantités toujours plus grandes de choses, Arthur Brooks conçoit cette équation :
« Satisfaction = Ce que vous avez ÷ ce que vous voulez. » (De la force à la force, Chapitre 4)
Chaque personne peut ainsi calculer simplement ce qui la rend vraiment heureuse.
Se dépouiller des choses inutiles implique donc d’abord de vous demander ce qui vous motive vraiment. L’auteur vous invite ici à réfléchir à votre « pourquoi » — en d’autres termes, à vous demander quel est le but de votre vie.
Ensuite, il faut travailler sur une liste de choses à faire inversée, dans laquelle on ne réduit ses désirs qu’aux choses qui apporteront le vrai bonheur et la satisfaction personnelle.
Enfin, l’auteur propose de se concentrer sur les petites choses. Les petites choses de la vie sont ce qui compte vraiment, comme regarder un coucher de soleil avec des êtres chers et s’imprégner de ce moment.
Chapitre 5 : « Réfléchissez à votre mort »
La peur du déclin est la troisième raison pour laquelle les gens ont du mal à sauter de la première à la deuxième courbe.
Les travailleurs acharnés ont tendance à assimiler travail et vie personnelle et pensent souvent qu’ils peuvent tout simplement continuer à aller au-delà de leurs limites indéfiniment. Ils pensent aussi que leur travail définit leur vie et imaginent que cesser de travailler revient à cesser d’exister.
Si vous voulez vous positionner sur la deuxième courbe, vous aurez en revanche besoin d’admettre que vous connaissez un déclin et que vous ne pouvez plus vous pousser à bout constamment.
Cette reconnaissance renvoie elle-même à la peur de la mort. Cette peur est compréhensible et normale. Tous les animaux ont un instinct de survie ; toutefois, seuls les humains peuvent envisager de ne pas exister et c’est souvent la source de la vraie peur.
Certaines personnes souhaitent aussi continuer à travailler au-delà de leur apogée pour essayer de sécuriser leur héritage. Toutefois, pour Arthur Brooks, ce n’est pas raisonnable.
Pourquoi ? Car personne ne peut contrôler l’avenir et même le meilleur héritage n’est pas une garantie de bonheur. En faisant cela, vous risquez de passe à côté du présent en vous concentrant uniquement sur l’avenir.
Comment sortir de cette peur ?
Par exemple, vous pouvez écouter les choses que les gens disent de quelqu’un à ses funérailles. Ces paroles sont essentiellement tournées vers les qualités personnelles et non vers les réalisations professionnelles.
Contrairement à d’autres qualités, les vertus personnelles, telles que l’intégrité et la gentillesse, ne disparaissent pas avec l’âge.
Imaginer que vous n’avez qu’un an à vivre (et à travailler) pourrait également vous aider à vous concentrer sur les choses qui comptent le plus. Comme l’écrit Arthur Brooks : « Contempler la mort peut même rendre la vie plus significative » (105).
En somme, la meilleure façon de surmonter la peur de la mort consiste à s’exposer davantage à elle. Les psychologues suggèrent de faire face aux choses qui nous effraient afin de créer un sentiment de familiarité qui efface la peur.
L’auteur rapporte que certains moines bouddhistes affichent dans leurs chambres des photographies de corps en décomposition. Il existe également une méditation nommée maranasati au cours de laquelle ils imaginent les différentes étapes de la décomposition physique.
Pourquoi ne pas faire la même chose en pensant à son propre déclin professionnel ? Arthur Brooks nous invite à prendre conscience de notre déclin et de la vanité de notre existence, à la manière du philosophe stoïcien Marc Aurèle.
« Ce n’est que lorsque vous faites face à la vérité de votre déclin professionnel — une sorte de mort — que vous pouvez continuer à progresser vers la deuxième courbe. » (De la force à la force, Chapitre 5)
Chapitre 6 : « Cultivez votre forêt de peupliers »
Dans ce chapitre, l’accent est mis sur la création de relations qui donnent un sens à nos vies et sur lesquelles nous comptons dans nos années en déclin.
Le problème que la plupart des travailleurs acharnés rencontrent est qu’ils mettent tellement le travail en priorité qu’ils en oublient tout le reste, y compris la famille et les amis.
Comment ne pas laisser cela se produire ? Comment cultiver des relations saines et durables ?
Une étude révolutionnaire nommée Harvard Study of Adult Development donne un aperçu de ce que les gens trouvent significatif dans ce domaine. Commencée en 1938, l’étude a examiné une cohorte de près de 300 étudiants masculins de Harvard tout au long de leur vie.
L’étude a été conçue pour survivre aux chercheurs originaux. Pour chaque décennie de la vie, les participants ont révélé ce qui les rendait heureux et satisfaits, et ces données ont été classées en fonction de la santé physique et mentale, ainsi que de la satisfaction générale.
La catégorie supérieure des personnes « satisfaites » nous permet de voir qu’elles valorisent particulièrement l’exercice et l’absence d’excès, mais ce n’est pas tout. Le facteur le plus important qui est mis en évidence dans cette étude est l’amour.
Or, de nombreuses personnes très performantes sont assez seules malgré tous leurs signes extérieurs de succès ! Ils peuvent être connectés à de nombreuses personnes au quotidien, mais ils ressentent pourtant profondément l’isolement.
Les personnes qui réussissent le mieux n’ont souvent pas la chance de nouer des amitiés de travail en raison de leur position d’autorité et de leadership. Leurs relations les plus proches, qui sont essentielles pour réduire la solitude, sont la famille et les relations amoureuses.
Sur ce dernier point, l’auteur remarque que l’amour est le plus fort entre les conjoints et « l’amour partenaire », dans lequel les partenaires sont à la fois amis et amants. D’après la recherche, l’amour monogame serait également préférable en termes de bonheur à long terme.
Il est également important d’avoir des amis proches en dehors du mariage. Non pas des amitiés superficielles de travail, mais de vrais amis avec lesquels vous pouvez discuter de sujets sérieux et vers qui vous pouvez vous tourner en cas de besoin.
L’auteur utilise la métaphore d’une forêt de peupliers. Si vous ne regardez qu’un seul d’entre eux, il vous semble qu’il tire sa force et sa résilience de lui-même. Toutefois, la vérité est que leurs racines sont connectées sous terre au sein d’un grand réseau de racines.
En fait, la forêt de peupliers est « le plus grand organisme vivant du monde ».
« Le secret pour supporter mon déclin — non, pour en profiter — est d’être plus conscient des racines qui me lient aux autres. Si je suis connecté aux autres dans l’amour, ma diminution sera plus que compensée par des augmentations pour les autres — c’est-à-dire des augmentations pour d’autres facettes de mon vrai moi. » (De la force à la force, Chapitre 6)
De la même manière, les humains ne sont forts et puissants que lorsqu’ils sont soutenus par leurs relations interconnectées.
Les travailleurs acharnés résistent souvent à nouer des amitiés à cause de 3 causes :
Le manque de temps (ce qui est un signe clair de dépendance au travail ;
L’absence de pratique — ne pas savoir comment faire ;
La crainte que les nouveaux amis ne leur pardonnent pas leur incompétence sociale.
Pour éviter ce problème d’enfermement dans le travail, Arthur Brooks propose une solution en 3 étapes :
Planifiez votre temps ;
Faites votre travail de base (ce que vous pouvez fournir de manière unique dans les relations) ;
Investissez intelligemment dans ce que vous voulez pour les personnes que vous aimez.
La recherche a montré que les objectifs intrinsèques des relations solides fournissent le plus de satisfaction, et même tard dans la vie, elles peuvent être cultivées.
Chapitre 7 : « Commencez votre Vanaprastha »
Arthur Brooks consacre un chapitre au besoin de spiritualité. Il affirme que ce type de désir se manifeste surtout à l’âge moyen pour beaucoup de personnes.
Il arrive même souvent que ce soient les plus sceptiques qui modifient leur jugement, une fois venue la quarantaine.
Pourquoi ?
Eh bien, c’est en partie dû à l’expérience de la vie : à mesure que vous apprenez que la vie n’est pas propre et ordonnée, mais ambiguë et mystérieuse, vous acceptez également l’ambiguïté dans la spiritualité et la religion.
Sur un plan scientifique, il a été démontré que les gens ressentent une plus grande satisfaction, mais aussi une meilleure santé physique, lorsque les personnes se déclarent religieuses ou spirituelles.
Il est probable que cela soit dû aux avantages de la socialisation (aller à l’église, fréquenter une communauté, etc.). Toutefois, l’auteur insiste davantage sur un autre point : la concentration.
L’auteur relate un voyage qu’il a réalisé en Inde en 2018. Il avait entendu parler d’une philosophie de la vie que les Indiens appellent les ashramas (étapes) et voulait en savoir plus. Là-bas, il a pu rencontrer un professeur qui lui a exposé cette théorie.
Selon la philosophie des ashramas, il y a 4 grandes étapes dans l’existence :
Les premières années d’apprentissage ;
La création de la famille, la carrière et l’épargne ;
À l’âge moyen, la prise de distance avec la carrière et l’éveil de l’intérêt spirituel ;
L’engagement complet dans les questions spirituelles (la prière et l’étude).
Les gens ont souvent du mal à quitter leur succès mondain et à entrer dans la troisième étape, nommée vanaprastha.
Souvent, les travailleurs acharnés ne développent pas ce côté spirituel de leur vie. L’une des raisons est ce qu’Arthur Brooks appelle le « syndrome de Nicodème ».
Dans la Bible, Nicodème faisait partie d’un groupe religieux farouchement opposé aux enseignements de Jésus, les pharisiens. Pourtant, il se sentait attiré par la parole de ce nouveau prophète et se faufilait, la nuit, pour l’écouter. Finalement, Nicodème se dévoua en cachette au christianisme.
La morale de cette histoire ? Lorsque l’envie spirituelle se manifeste tard dans notre vie, elle entre en conflit avec l’identité que nous nous sommes forgée. Nous hésitons à lui donner une seconde chance, car nous y voyons un tissu de mensonges ou de conseils inappropriés à notre situation.
Changer de point de vue n’est pas facile.
Il faut du temps et un engagement fort afin de favoriser la spiritualité. Tout le monde n’est pas prêt à entreprendre ce cheminement.
Néanmoins, si vous êtes décidé à surmonter ces obstacles, alors Arthur Brooks a un conseil pour vous : partez arpenter les chemins de Compostelle. Un pèlerinage sur le Camino de Santiago, en Espagne, vous aidera certainement à y voir plus clair.
L’auteur raconte son expérience : pour lui, réaliser cette marche est source de contemplation, voire de méditation. Cela permet de se concentrer sur ce qui est important et d’être reconnaissant pour ce que nous possédons déjà.
Chapitre 8 : « Faites de votre faiblesse votre force »
Comment faire de nos faiblesses des forces ? C’est la question posée dans cet avant-dernier chapitre.
Arthur Brooks raconte l’histoire de Saint Paul. Celui-ci écrit dans l’une de ses lettres : « On m’a donné une épine dans ma chair, messager de Satan, pour me tourmenter » (172).
Il est difficile de déchiffrer le sens de cette phrase. Certains spécialistes ont suggéré qu’il souffrait d’épilepsie, car il raconte, à un autre moment, avoir été frappé par un éclair de lumière sur la route de Damas, au point d’en devenir aveugle pendant une brève période.
Mais le plus important n’est pas là.
Dans la même lettre, Paul écrit que cette épine — sa faiblesse — est en fait sa force.
Qu’en penser ? Pour les travailleurs acharnés, qui veulent à tout prix « performer » en exhibant leurs meilleures qualités, cette affirmation sonne aux oreilles comme une hérésie. Et pourtant, n’a-t-elle pas un sens profond ?
Selon Arthur Brooks, des liens forts peuvent être forgés par la faiblesse.
L’auteur lui-même en a fait l’expérience lorsqu’il a relaté, dans le New York Times, son parcours non conventionnel et son chemin vers le succès. Sa faiblesse — ne pas avoir suivi le cheminement mainstream pour parvenir au succès — est devenue sa force : il a reçu beaucoup de soutien inattendu de la part de sa profession.
Prenons 3 autres exemples :
L’animateur de talk-show Stephen Colbert ;
Le survivant de l’Holocauste, Viktor Frankl ;
Le compositeur Ludwig von Beethoven.
Stephen Colbert a perdu son père et ses deux frères dans un accident d’avion alors qu’il n’avait que 10 ans. Cet événement dramatique ne l’a pas détruit ; Stephen Colbert a su faire preuve de résilience et il est devenu reconnaissant.
Viktor Frankl écrit dans ses mémoires qu’une « opportunité unique se trouve sur le chemin de la souffrance ».
Ludwig Van Beethoven est devenu sourd à l’âge de 30 ans. Pianiste brillant, il a d’abord été pris de rage devant cette incapacité de jouer. Mais plus tard, il s’est tourné vers la composition. Résultat ? Il a composé ses plus grandes œuvres tard dans sa vie, alors qu’il était complètement sourd.
N’est-ce pas la surdité qui a rendu l’œuvre de Beethoven unique ? C’est ce que suggère Arthur Brooks. Quoi qu’il en soit, c’est ainsi qu’il a changé pour toujours la musique classique et qu’il est devenu le maître absolu de l’ère romantique.
« La leçon est que si vous voulez créer un lien humain profond avec quelqu’un, vos forces et vos succès mondains ne seront pas suffisants. Vous avez besoin de vos faiblesses pour cela. » (De la force à la force, Chapitre 8)
Chapitre 9 : « Élancez-vous dans la marée descendante ! »
Dans ce dernier chapitre, Arthur Brooks relate une anecdote de son enfance.
Alors qu’il pêchait seul au bord de la mer, un vieux pêcheur est venu à sa rencontre. Le jeune homme ne savait pas très bien s’y prendre et n’avait, de fait, pécher aucun poisson.
Alors, l’homme expérimenté dit à Brooks d’attendre la marée descendante, une fois que la mer commencerait à reculer.
Arthur Brooks était confus : est-ce que tous les poissons n’allaient pas s’en aller en même temps ? Non, le pêcheur lui expliqua que le changement de marée allait, au contraire, soulever beaucoup de petits organismes que les poissons voudraient manger.
C’est alors qu’il pourrait faire une bonne pêche. Le garçon et le pêcheur attendirent la marée descendante et ce fut, comme il l’avait prédit, un grand succès !
Pensez-y.
C’est exactement ce à quoi fait référence Arthur Brooks lorsqu’il veut parler de la deuxième courbe. Et c’est de cette façon que l’auteur explicite cette métaphore :
« Je me suis souvenu de ce jour à plusieurs reprises en écrivant ce livre. Il y a une marée descendante dans la vie, la transition de l’intelligence fluide vers l’intelligence cristallisée. » (De la force à la force, Chapitre 9)
En psychologie, les spécialistes nomment « espace liminal » les transitions du milieu de vie, lorsque nous nous situons entre les rôles professionnels, les organisations, les cheminements de carrière et les étapes d’une relation ».
Le chercheur Bruce Feiler a constaté que les transitions personnelles se produisent en moyenne tous les 18 mois. Ce sont donc des phases assez fréquentes. Or, ceux-ci ont tendance à affecter les gens plus que des événements qui changent le monde, comme les attaques terroristes du 11 septembre par exemple.
Lorsqu’un changement se produit, il peut provoquer de la douleur, mais au final, nous en retenons le plus souvent le positif. C’est en partie parce que ces moments peuvent être de véritables sources de renaissance et de créativité.
Qu’en est-il de cette phase de transition que nous avons l’habitude d’appeler la « crise de la quarantaine » ?
En fait, Arthur Brooks soutient que de telles transitions n’ont pas besoin d’être une « crise ». Ce terme, inventé dans les années 1960 et popularisé une décennie plus tard dans le livre Passages de Gail Sheehy, masque d’autres réalités.
L’auteur se tourne vers son propre père et son grand-père afin de prendre des exemples positifs. À l’âge de 49 ans, le grand-père de Brooks a déménagé sa famille du Nouveau-Mexique à Chicago. Celui-ci n’a pas ressenti cela comme un malheur, mais plutôt comme quelque chose qu’il ressentait le besoin de faire.
De même, le père de Brooks était un professeur d’université en mathématiques, qui se sentait en infériorité parce qu’il n’avait pas passé son doctorat, contrairement à ses collègues. Il a décidé de rédiger une thèse après 40 ans et tout s’est bien passé !
Brooks termine ce chapitre par 4 leçons pour laisser éclore votre intelligence cristallisée.
Celles-ci vous aideront à faire le grand saut vers la quarantaine (ou la cinquantaine) heureuse.
Identifiez ce que vous voulez vraiment. Cette volonté exigera sans doute des sacrifices. Êtes-vous prêts à les réaliser ?
Considérez le travail comme une récompense, et non comme un moyen d’atteindre une fin. Impossible ? Non : si vous faites ce que vous voulez vraiment, travailler ne sera plus une tâche, mais une activité que vous réaliserez pour elle-même, avec plaisir.
Faites la chose la plus intéressante que vous pensez pouvoir faire.
Préparez-vous au zigzag qu’implique toute reconversion professionnelle. Pour autant, ne prévoyez pas tout, ni trop. Faites le grand saut et laissez-vous porter par l’aventure !
Conclusion : « Sept mots à retenir »
La courte conclusion fournit un résumé de sept mots du livre : « Utilisez les choses. Aimer les gens. Adorez le divin » (Use things, Love people, Worship the divine).
Arthur Brooks souligne que les biens matériels ne sont pas mauvais en soi. Toutefois, les aimer nous rend insatisfaits et frustrés. Au contraire, aimer les personnes conduites au bonheur.
« Le problème n’est pas le nom “choses”, mais le verbe “aimer”. Les choses sont à utiliser, pas à aimer. Si vous ne deviez vous souvenir que d’une seule leçon de ce livre, ce serait celle-là : l’amour est à l’épicentre de notre bonheur. » (Conclusion)
L’auteur termine en remerciant l’homme dans l’avion qui lui a donné l’idée de ce livre et de cette recherche sur le phénomène du déclin. Finalement, Arthur Brooks a eu le courage de changer le cours de sa vie, à écrire ce livre et à partager ses idées avec d’autres.
Conclusion sur « De la force à la force : Trouver le succès, le bonheur et un but profond dans la seconde moitié de la vie » d'Arthur Brooks :
Ce qu’il faut retenir de « De la force à la force : Trouver le succès, le bonheur et un but profond dans la seconde moitié de la vie » d'Arthur Brooks
Arthur Brooks propose un ouvrage à la fois scientifique et spirituel sur le passage à la quarantaine. Selon lui, il est possible de se transformer pour embrasser tous les avantages de cette étape de la vie et en profiter durablement.
Il s’appuie d’abord sur les études de Dean K. Simonton et Raymond Cattell afin de montrer que nous connaissons tous un déclin de la pensée fluide avec l’âge.
Mais il insiste ensuite sur l’importance de ne pas se laisser aller à la morosité : ce déclin peut être largement compensé en « sautant sur la courbe » de l’intelligence cristallisée, nommée aussi sagesse.
L’auteur cherche à comprendre notre rapport au travail acharné. Pour beaucoup d’entre nous, ne plus travailler — ou ne plus travailler autant — constitue presque une « petite mort ». Cela est lié au fait que nous attachons profondément notre identité à notre profession.
Toutefois, il y a des chemins à prendre pour diminuer cette charge qui pèse sur nous et entretenir une existence plus joyeuse à partir de 40 ans. L’une d’entre elles est de se reconvertir pour exercer une activité que nous aimons vraiment.
La spiritualité (la méditation, par exemple) est également une voie à explorer. Sans prétendre chercher à nous convaincre sur ce point, Arthur Brooks veut simplement partager son expérience.
Finalement, ce livre nous raconte son cheminement personnel et nous livre l’enseignement qu’il en a tiré.
Points forts :
Un livre à la fois personnel et universel ;
Qui parvient à associer connaissances scientifiques, sagesses anciennes et développement personnel ;
Et vous donnera des images fortes pour prendre ce tournant de votre vie avec sérénité ;
En plus, le livre se lit très facilement, car l'auteur a une bonne plume !
Point faible :
Vous devrez lire l'anglais pour pouvoir en profiter…
Ma note :
★★★★★
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October 9 2023, 5:00am
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October 8 2023, 6:40pm
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October 7 2023, 5:00pm
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Monde de demain et intelligence artificielle | 7 livres visionnaires pour anticiper les changements à venir
Vous cherchez des livres sur l'intelligence artificielle pour déchiffrer les perspectives du monde de demain ? Vous êtes au bon endroit.
L'ère numérique, marquée par l'avènement de l'IA, révolutionne notre manière de vivre, de travailler et de penser. Pour vous, entrepreneurs, passionnés de développement personnel ou curieux du monde, comprendre ces transformations est essentiel. Vous avez donc raison de vous y intéresser.
Pour vous aider à saisir précisément comment ces évolutions peuvent impacter votre business ou votre vie, et quelles opportunités elles peuvent vous apporter, j'ai sélectionné une liste de lectures incontournables à ce sujet.
Ces livres vous permettront de comprendre les bouleversements disruptifs liés à l'intelligence artificielle en matière de gouvernance. Et ils vous aideront également à anticiper l'avenir de la société à travers le prisme des innovations et de l'évolution de l'humanité.
Alors, prêts à vous plonger dans la lecture de ces ouvrages passionnants qui dessinent le monde de demain ?"
Partie 1 - Des livres visionnaires sur les gouvernances de demain à connaître absolument
- “L’individu souverain - Maîtriser la transition vers l'Âge de l'Information”
Titre original : “The Sovereign Individual – Mastering the transition to the Information Age”
Par James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg, 1997, 448 pages.
Résumé du livre “L’individu souverain - Maîtriser la transition vers l'Âge de l'Information” de James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg
Un livre qui a su décrire de façon précise les changements que nous sommes en train de vivre
"L'Individu Souverain" est un livre visionnaire qui a prédit de nombreux événements qui se sont produits depuis sa publication en 1997.
Il est encore incroyablement pertinent aujourd'hui.
Les auteurs, James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg, y prédisent, bien avant l'avènement des crypto-monnaies et de la décentralisation, une transition massive du pouvoir des institutions centralisées vers "l'individu".
Cette transition vers ce qu’ils appellent "l'Âge de l'Information" sera, selon eux, l'un des événements les plus perturbateurs de l'histoire de l'humanité.
Ainsi, pour James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg, la nouvelle ère qui est en train de naître se caractérise par la souveraineté, la décentralisation et l'individualisme.
Les concepts clés du livre "L’individu souverain"
"L'Individu Souverain - Maîtriser la transition vers l'Âge de l'Information" aborde de très nombreux concepts, mais s’axe essentiellement autour de trois idées, à savoir :
La transition de l'État-nation vers l'individu souverain et la décentralisation
L'une des principales idées du livre énoncée par les auteurs est que le monde est en train de passer d'une ère dominée par les États-nations à une ère où l'individu a plus de contrôle et de souveraineté. Cette transition est largement due à l'émergence de nouvelles technologies, comme l'Internet, qui facilitent l'autonomisation de l'individu.
Ainsi, à l’époque déjà, James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg sont convaincus qu’à mesure que la technologie progressera, le pouvoir et le contrôle vont devenir de plus en plus décentralisés. Pour eux, cette décentralisation va permettre aux individus de contrôler leur propre destin, plutôt que d'être sous le contrôle d'une autorité centralisée. Nous serons alors moins dépendants des structures traditionnelles du pouvoir étatique et corporatif.
Un changement économique majeur
Les auteurs prédisent également que cette transition vers l'individu souverain entraînera un changement économique majeur.
Ils pensent que l'économie sera moins tournée sur la production de biens matériels. Elle sera, croient-ils, davantage axée sur la fourniture de services, en particulier ceux qui sont liés à l'information et à la technologie. Cela aura des répercussions significatives sur la structuration de l'économie et dans la façon dont les gens gagnent leur vie.
En fait, pour les auteurs, l'expansion d'Internet et des technologies numériques permettrait aux individus de contourner les contrôles gouvernementaux, de décentraliser la production et de favoriser l'émergence de nouvelles formes de monnaie, comme les cryptomonnaies.
Mon avis sur le livre “L’individu souverain” de James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg
"L'Individu Souverain" est un livre fascinant que je conseille vivement à tous ceux qui s'intéressent au monde de demain et à la manière dont les technologies de l'information vont façonner notre société.
Ces idées étaient avant-gardistes à l'époque de la publication du livre. Mais beaucoup d'entre elles se sont avérées remarquablement précises avec le recul. Nous savons aujourd’hui que cet ouvrage a anticipé l’impact de la révolution numérique sur la société et l’économie. Nous observons, par exemple, actuellement, une augmentation dans l’adoption des crypto-monnaies ainsi qu’une décentralisation croissante de l'économie grâce à des technologies comme la blockchain.
Enfin, je trouve cet ouvrage particulièrement intéressant pour les entrepreneurs. L'ère de l'information offre, en réalité, une chance inédite de bâtir des entreprises axées sur la décentralisation et l'individualisme. Et les entrepreneurs peuvent jouer un rôle clé dans l'élaboration de cette nouvelle ère.
Les points forts et points faibles du livre “L’individu souverain - Maîtriser la transition vers l'Âge de l'Information” de James Dale Davidson et Lord William Rees-Mogg
Points forts :
Les analyses visionnaires et très détaillées des auteurs : le livre a prédit de nombreux événements depuis sa publication en 1997.
Un ouvrage qui offre une grille de lecture complète sur l’avenir et l’évolution de l’humanité : les propos sont très documentés et élaborés sur la base d’éléments à la fois sociétaux, économiques, philosophiques, historiques.
Les auteurs ont une perspective unique sur l'avenir : ils partagent des réflexions denses et riches qui méritent d’être étudiées.
Points faibles :
Le sujet technique et compliqué en fait une lecture qui n’est pas facile d’accès.
Le livre n’a pas été publié en français.
L’ouvrage est très dense, avec des répétitions.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
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- “L’État réseau : comment créer un nouveau pays à l'ère du numérique”
Titre original : “The Network State – How to start a new country”
Par Balaji Srinivasan, 2022, 474 pages.
Résumé du livre “L’État réseau : comment créer un nouveau pays à l'ère du numérique” de Balaji Srinivasan
"L'État réseau" est un livre écrit par Balaji Srinivasan, entrepreneur et investisseur américain de la Silicon Valley, particulièrement connu pour son travail dans le secteur de la cryptomonnaie et de la biotechnologie.
Les idées clés à retenir du livre "L'État réseau"
L'auteur développe, dans cet ouvrage, une vision futuriste de la gouvernance dans l'ère numérique. Il propose, en fait, un modèle alternatif aux États-nations traditionnels.
Ainsi, Balaji Srinivasan :
Explore l'idée, comme son titre l’indique, d'un "État-réseau" : autrement dit une entité qui transcenderait les frontières physiques et serait basée sur les réseaux numériques et les communautés en ligne.
Soutient que grâce à la technologie moderne, il est désormais possible de créer de nouvelles "nations" virtuelles qui sont définies non pas par la géographie mais par des intérêts communs, des idéologies ou des valeurs.
Décrit comment ces États-réseaux pourraient fonctionner, comment ils pourraient être gouvernés, et comment ils pourraient interagir avec les États-nations traditionnels.
Suggère également que ces nouvelles formes de gouvernance pourraient être plus démocratiques, plus égalitaires, et mieux à même de répondre aux besoins et aux désirs de leurs citoyens.
Ce que ce livre vous aide précisément à comprendre sur le monde de demain
"L'État réseau" explique notamment comment et pourquoi :
Les technologies émergentes, comme la blockchain et l'IA, permettent de créer de nouveaux systèmes de gouvernance décentralisés, résilients, plus agiles et adaptatifs au contexte numérique.
Les États-nations traditionnels risquent de devenir obsolètes face aux défis de la mondialisation et de la numérisation.
Les crypto-monnaies et la blockchain permettent de créer des systèmes économiques et monétaires décentralisés, indépendants des États-nations.
Les plateformes numériques offrent des possibilités de coordination et d'organisation à grande échelle, en dehors des structures hiérarchiques traditionnelles.
Les réseaux sociaux et les technologies de l'information permettent de créer des communautés virtuelles capables de se mobiliser rapidement et de manière efficace.
Mon avis sur le livre “L’État réseau : comment créer un nouveau pays à l'ère du numérique” de Balaji Srinivasan
Les idées du livre "L'État réseau" sont très avant-gardistes.
C’est un ouvrage qui remet en question de nombreuses suppositions de longue date sur ce que signifie "être une nation" ou "être un citoyen".
L’auteur, Balaji Srinivasan, y expose une vision radicalement nouvelle de l'avenir de la gouvernance et de la citoyenneté. Il y envisage un monde où les frontières physiques sont moins importantes que les connexions numériques. Et où le pouvoir et l'influence sont distribués de manière plus égalitaire à travers les réseaux.
Je recommande vivement cette lecture car, à travers une vision originale, voire provocante de la gouvernance à l'ère numérique, ce livre offre une réflexion intéressante pour les entrepreneurs du web qui cherchent à comprendre les défis et les opportunités du monde interconnecté et numérisé de demain.
Les points forts et points faibles du livre “L’État réseau : comment créer un nouveau pays à l'ère du numérique” de Balaji Srinivasan
Points forts :
Un livre qui permet de mieux appréhender les futurs bouleversements économiques, technologiques et politiques du monde : l’auteur partage une analyse approfondie des technologies émergentes, de leurs implications pour la gouvernance. Il décrit des hypothèses intéressantes sur les enjeux et challenges du monde de demain.
Une proposition ambitieuse de la gouvernance à l’ère numérique : l’ouvrage suggère une alternative à ce qui existe déjà et aux défaillances gouvernementales. Une voie innovante et pragmatique qui semble presque s’imposer d’elle-même.
Les nombreuses références et liens qui renvoient à plus de documentation tout au long du livre : le lecteur, s’il le souhaite, peut ainsi explorer davantage les concepts et idées énoncés.
Le format hors-norme, en ligne, gratuit et mis à jour régulièrement.
Points faibles :
Une lecture qui demande une solide concentration et réflexion compte-tenu du niveau d’expertise technique de l’auteur et de ses analyses approfondies.
Si vous ne connaissez pas toute l’actualité et la subtilité des enjeux historico-politiques des États-Unis, certains propos peuvent vous sembler incomplets pour une compréhension aboutie.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
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- “Cités Privées Libres - Mettre les gouvernements en concurrence pour vous”
Titre original : “Free private cities – Making governments compete for you”
Par Titus Gebel, 2020, 353 pages.
Résumé du livre “Cités Privées Libres - Mettre les gouvernements en concurrence pour vous” de Titus Gebel
L’idée principale du livre "Cités Privées Libres"
Dans "Cités Privées Libres", l'auteur, Titus Gebel, propose un nouveau modèle de gouvernance pour le futur : les villes privées.
Il défend l'idée que les citoyens devraient pouvoir choisir leur gouvernement comme ils choisissent leur entreprise ou leur association, plutôt que d'être obligés de subir celui imposé par le territoire sur lequel ils résident.
Selon l'auteur, les villes privées pourraient offrir plus de liberté, de sécurité et de richesse à leurs habitants. Pourquoi ? Notamment parce le concept de villes privées met les États en concurrence et les forcent, de cette façon, à s'améliorer.
Trois bénéfices promis par les “Cités Privées Libres“ pour les citoyens et les entrepreneurs
Le livre "Cités privées libres" décrit les nombreux bénéfices à adopter ce concept.
Voici ici trois de ces multiples potentiels avantages :
Les citées privées libres pourraient nous apporter une plus grande liberté et prospérité. En effet, en concurrençant les États, ces cités nous offriraient plus de choix en tant que citoyens.
En tant qu’entrepreneurs, les cités libres pourraient constituer un terrain fertile pour nos activités. Et en s'établissant dans des villes privées, nous pourrions profiter de conditions fiscales et réglementaires avantageuses.
Enfin, ces cités pourraient nous proposer des services publics plus efficaces et mieux adaptés à nos besoins. Notamment parce qu’elles se concentreraient sur leurs domaines de compétence pour offrir des prestations de qualité.
Mon avis sur le livre “Cités Privées Libres - Mettre les gouvernements en concurrence pour vous” de Titus Gebel
"Cités Privées Libres" propose une réflexion originale sur le monde de demain, dans les domaines spécifiques de la gouvernance et de la liberté individuelle. Il apporte l’idée de concept innovant sur comment nous pourrions gérer les villes et la liberté des gens à l'avenir.
Bien que l'idée de villes privées puisse paraître utopique, l'auteur argumente de manière convaincante sur la faisabilité de ce concept totalement nouveau. Il décrit aussi avec détail son potentiel pour améliorer la vie des citoyens.
En cela, "Cités Privées Libres" est une lecture vraiment inspirante. Je la recommande à tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de la gouvernance, à l'entrepreneuriat innovant, et à ceux qui sont curieux de découvrir des concepts novateurs sur la liberté individuelle et la gestion des villes.
Les points forts et points faibles du livre “Cités Privées Libres - Mettre les gouvernements en concurrence pour vous” de Titus Gebel
Points forts :
Plus qu’une vision originale de la future gouvernance, ce livre présente un concept révolutionnaire qui élargit notre perspective.
Le concept de villes privées y est décrit comme une alternative concrète aux systèmes politiques et sociaux traditionnels de façon persuasive: le livre va au-delà de la théorie en présentant des exemples concrets d'application, comme le projet Prospera au Honduras.
L’auteur ne mâche pas ses mots. Ses propos loin des discours politiquement corrects rendent cette lecture authentique et unique.
Points faibles :
Certains arguments du livre pourraient être discutables ou impraticables dans le monde réel.
L'auteur néglige d'explorer les risques et défis potentiels des villes privées.
Le livre contient parfois des simplifications excessives sans sources fiables. Certains passages peuvent paraître caricaturaux.
La lecture peut vous sembler longue et manquer de fluidité à certains moments.
Ma note :
★★★★
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Partie 2 - Des livres pour décrypter l’avenir de la société et l’évolution de l’humanité
- "I.A., La plus grande mutation de l'histoire"
Titre original : "AI Superpowers: China, Silicon Valley, and the New World Order"
Par Kai-Fu Lee, 2019, 362 pages.
Résumé du livre "I.A., La plus grande mutation de l'histoire" de Kai-Fu Lee
Kai-Fu Lee, l’auteur de "I.A., La plus grande mutation de l'histoire", est un pionnier de l’intelligence artificielle. Investisseur et chercheur en technologie, il est un expert reconnu dans le domaine de l’IA.
Son livre "I.A., La plus grande mutation de l'histoire" publié en 2019 est fascinant dans sa manière d’explorer l'impact de l'intelligence artificielle sur notre monde et notre futur.
En effet, dans ce livre, Kai-Fu Lee montre comment l'IA est en train de transformer l'ensemble de notre société, en bouleversant des industries entières et en changeant radicalement notre vie quotidienne.
L'auteur offre également un aperçu unique de l'histoire de l'IA, en racontant les progrès impressionnants réalisés dans ce domaine au cours des dernières décennies.
Les trois grandes idées développées par Kai-Fu Lee
L'émergence et le développement de l'IA en Chine et aux États-Unis
"I.A., La plus grande mutation de l'histoire" analyse en profondeur l'émergence et le développement de l'IA en Chine et aux États-Unis, les deux géants de la technologie mondiale.
L'auteur, qui possède une expérience de travail significative dans les deux pays, décrit avec détail la course à la domination dans le domaine de l'IA.
Il compare et contraste les approches respectives de la Chine et des États-Unis. Pour cela, il met en avant les forces et les faiblesses de chaque pays.
Kai-Fu Lee souligne alors l'énorme potentiel de la Chine à exceller dans la course à l'IA. L'avance chinoise provient, affirme-t-il, de sa culture de start-ups "agressive" et de son approche moins stricte en matière de protection des données. Mais elle est aussi dûe au fort soutien gouvernemental dont le pays bénéficie dans le domaine de l'industrie de l'IA.
La plus grande mutation de l’histoire
Mais l’ouvrage ne se limite pas à une simple comparaison entre les deux pays. Kai-Fu Lee propose une réflexion plus large. Il étudie la façon dont l'IA est en train de transformer notre société et comment elle pourrait potentiellement remodeler notre monde.
L’auteur avance l'idée que l'IA pourrait être la plus grande mutation de l'histoire. Elle aura, affirme-t-il, un impact massif sur notre façon de vivre, de travailler et d'interagir les uns avec les autres.
Les implications éthiques
Enfin, Kai-Fu Lee n'évite pas les questions éthiques et sociétales liées à l'IA. Il discute des implications de l'IA sur l'emploi, l'économie et la vie privée. En même temps, il propose des solutions pour atténuer certains des problèmes potentiels.
Quelques points clés à retenir, notamment en tant qu’entrepreneurs
Kai-Fu Lee, dans son livre, souligne :
La culture des start-ups en Chine : Kai-Fu Lee note que la culture des start-ups en Chine est plus "agressive", qu’elle a moins de restrictions de propriété intellectuelle. Fort de ce constat, nous pouvons penser que les entreprises chinoises pourraient avancer rapidement dans le domaine de l'IA.
Le soutien significatif du gouvernement chinois à l'IA : le livre souligne l'importance de la participation du gouvernement central chinois au financement et à l'amélioration du statut du secteur de l'IA.
L'importance de l’apprentissage profond : l’auteur indique que la formation en apprentissage profond nécessite plus de force brute que d'innovation. Ceci donne à la Chine un avantage avec sa large base d'ingénieurs logiciel.
L'impact de l'IA sur l'ordre mondial : Kai-Fu Lee prédit que l’IA - et les avancées en Chine dans ce domaine en particulier - pourrait changer l'ordre mondial, la Chine émergeant comme une superpuissance de l'IA.
Par ailleurs, en tant que web-entrepreneurs, gardons en tête que :
L'IA est en train de changer radicalement le paysage des affaires, en offrant de nouvelles opportunités pour les entreprises qui sont capables d'innover rapidement et de s'adapter à ces changements.
Nous devons être prêts à investir dans l'IA et à explorer de nouvelles applications de cette technologie pour rester compétitifs dans leur secteur.
Nous devons également être conscients des défis éthiques et sociaux posés par l'IA, et chercher à développer des solutions qui bénéficient à la société dans son ensemble.
Mon avis sur le livre "I.A., La plus grande mutation de l'histoire" de Kai-Fu Lee
"I.A., La plus grande mutation de l'histoire" est une lecture essentielle pour quiconque s'intéresse à l'avenir de l'IA et à son impact à venir. C'est un livre sur l’intelligence artificielle précieux pour réfléchir à la façon dont nous pouvons naviguer dans le monde de demain.
De plus, l’auteur est un expert de renommée mondiale de l’IA. Ses idées et ses analyses sont donc particulièrement instructives.
Que vous soyez entrepreneur, investisseur ou simplement intéressé par les nouvelles technologies ou l'évolition de la société, "I.A., La plus grande mutation de l'histoire" est vraiment, à mon sens, un livre sur l'intelligence artificielle qui mérite d'être lu et étudié attentivement. Un incontournable !
Les points forts et points faibles du livre "I.A., La plus grande mutation de l'histoire" de Kai-Fu Lee
Points forts :
La perspective unique et approfondie qu’apporte Kai-Fu Lee, expert de l'IA, sur le sujet.
L’analyse claire et accessible de l'impact de l'IA sur notre société et notre économie.
Le fait que l’auteur aborde également les défis éthiques et sociaux posés par l'IA. La lecture peut ainsi déclencher des idées de solutions à développer.
Points faibles :
Le livre peut sembler parfois un peu technique pour les lecteurs qui n'ont aucune connaissance en informatique ou en technologie.
Certains lecteurs pourraient trouver que l'auteur ne donne pas assez de détails sur les applications pratiques de l'IA dans différents secteurs d'activité (ceci dit, ce n’est pas son but).
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
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5. “Disruption – Intelligence artificielle, fin du salariat, humanité augmentée”
Par Stéphane Mallard, 2018, 239 pages.
Résumé du livre "Disruption – Intelligence artificielle, fin du salariat, humanité augmentée" de Stéphane Mallard
Dans cet ouvrage, l’auteur, Stéphane Mallard, spécialiste de l'innovation et de l'IA, étudie les transformations à venir dans notre société. Il le fait, comme son titre l'indique, à travers trois thèmes majeurs : l'intelligence artificielle, la fin du salariat et l'augmentation de l'humanité.
À travers des exemples concrets et des analyses pointues, il décrit alors comment ces évolutions vont bouleverser notre monde dans les années à venir.
Tout d’abord, Stéphane Mallard explique que l'intelligence artificielle va provoquer une disruption majeure dans tous les secteurs de l'économie. Elle va ainsi menacer de nombreux emplois actuels et totalement transformer les modes de travail.
La fin du salariat telle que nous la connaissons est une des thèses centrales de l'ouvrage. Pour l’auteur, elle est inéluctable. La fin du salariat va donner lieu à de nouveaux modèles économiques, comme "l'économie de la passion" ou "l'économie de l'attention".
Mais selon Stéphane Mallard, la disruption ne se limite pas à la sphère économique. Elle s'étend également à l'humanité elle-même, qui se verra augmentée par la technologie. Des technologies comme les implants neuronaux, vont donner naissance à de nouvelles formes de vie et de pensée.
Ainsi, l'auteur nous présente un futur où la machine et l'homme coexistent, se complètent et se confrontent.
Dans son ouvrage "Disruption", Stéphane Mallard nous invite alors à nous préparer à cette nouvelle réalité. Il nous encourage à comprendre les enjeux de cette révolution technologique pour pouvoir la maîtriser et en tirer le meilleur parti.
Mon avis sur le livre "Disruption – Intelligence artificielle, fin du salariat, humanité augmentée" de Stéphane Mallard
"Disruption" est un ouvrage passionnant. Les réflexions de Stéphane Mallard sont à la fois pertinentes et accessibles.
La montée en puissance de l'IA va permettre de nombreuses avancées technologiques. Cependant, elle va également transformer en profondeur le marché du travail, les modes de production et l’humanité entière.
Nous devons en être conscients. Nous devons nous préparer. Et pour cela, cet ouvrage est une très bonne entrée en matière.
"Disruption" vous apportera en effet une analyse précise et optimiste de la disruption et de l'impact de l'intelligence artificielle sur notre futur. Deplus, l'ouvrage est écrit de façon accessible. Il mentionne des exemples concrets dans tous les aspects de la société potentiellement touchés par ces évolutions.
"Disruption" est une lecture que je ne peux que recommander à tous ceux qui souhaitent comprendre les enjeux du monde de demain.
Les points forts et points faibles du livre "Disruption – Intelligence artificielle, fin du salariat, humanité augmentée" de Stéphane Mallard
Points forts :
L’analyse riche, bien documentée et complète des mécanismes de la disruption et des évolutions futures de notre société sur tous les plans (technologique, organisationnel, des valeurs, du monde de l'entreprise, des manières de penser, de communiquer, de travailler…).
Les exemples concrets pour illustrer les idées de l'auteur.
La vision optimiste et rassurante de l'avenir adoptée par l’auteur ainsi que son message porteur d’espoir sur ce sujet qui a plutôt tendance à inquiéter. L’auteur montre que les changements à venir peuvent être très bénéfiques et sources de progrès pour l'humanité.
Le style d'écriture clair et accessible qui rend le livre agréable à lire.
Point faible :
Des concepts qui peuvent être compliqués pour les novices en économie.
Certaines prévisions de l'auteur peuvent paraître excessivement ambitieuses ou idéalistes.
Le parti pris de l'auteur peut parfois conduire à un manque d'objectivité dans certains arguments.
Ma note :
★★★★★
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- “Homo Deus – Une brève histoire du futur”
Titre original : “Homo Deus. A Brief History of Tomorrow”
Par Yuval Noah Harari, 2017, 459 pages.
Résumé du livre "Homo Deus – Une brève histoire du futur" de Yuval Noah Harari
"Homo Deus – Une brève histoire du futur" est un livre écrit par l'historien israélien Yuval Noah Harari. Il est la suite du célèbre ouvrage "Sapiens - Une brève histoire de l’humanité".
"Homo Deus" se concentre sur les défis futurs auxquels nous allons devoir faire face.
Voici les trois principales idées développées par Yuval Noah Harari dans son livre "Homo Deus" :
Les avancées technologiques pourraient radicalement transformer notre avenir
Yuval Noah Harari examine ainsi les possibilités de l'évolution future de l'humanité. Pour cela, il se base sur les tendances actuelles de la science et de la technologie, notamment sur les progrès de l'intelligence artificielle et de la biotechnologie.
Le rôle de l'humanité en tant que créateur
Dans "Homo Deus", Yuval Noah Harari suggère que l'humanité est en passe de faire une transition d'Homo sapiens (l'homme qui sait) à Homo deus (l'homme dieu). Pour l’auteur, "l’Homo deus" est une nouvelle forme d'humain qui utilise la technologie pour augmenter ses capacités physiques et cognitives, transformant profondément notre vie et peut-être même notre espèce.
L'immortalité pourrait être à portée de main
L'un des principaux thèmes du livre est l'idée que, dans le futur, les humains pourraient devenir immortels. Ou du moins vivre beaucoup plus longtemps. En fait, pour Yuval Noah Harari, le vieillissement et la mort pourraient ne plus être considérés comme des phénomènes naturels, mais comme des "maladies" à guérir.
Mon avis sur le livre "Homo Deus – Une brève histoire du futur" de Yuval Noah Harari
Dans "Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir", Yuval Noah Harari, auteur de renommée mondiale, nous revient avec un second tome encore plus audacieux et, parfois, inquiétant.
Cet ouvrage, qui vient après le succès de "Sapiens : Une brève histoire de l'humanité", est finalement une exploration profonde de l'évolution à long terme de l'Homo sapiens.
Yuval Noah Harari y dépeint en effet les futures trajectoires possibles de l'humanité.
Mais contrairement à l'approche traditionnelle de séparer et séquencer les problèmes, Yuval Noah Harari nous offre une vision unifiée. Son livre n'est pas une histoire qui affirme détenir la vérité. Il apporte plutôt une perspective élargie qui vise à "ouvrir le champ des possibles". Le but est de stimuler notre pensée et nous mettre en garde contre les risques futurs imminents ou plus lointains.
Si vous envisagez de lire ce livre, soyez prêt à remettre en question vos préconceptions sur l'existence. L'objectif n'est pas forcément d'adhérer à toutes les idées. Non, le but est de se laisser imprégner par le message de l'auteur pour ensuite vous former votre propre opinion.
Alors oui, c'est un livre dense et complexe. Cependant, Yuval Noah Harari fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle dans la vulgarisation de ses idées. Il rend accessible sa pensée. De même, pour de nombreux travaux issus des sciences contemporaines en biologie, informatique, économie ou histoire, et même en philosophies. Ne passez donc pas à côté de cette lecture enrichissante !
Les points forts et points faibles du livre "Homo Deus – Une brève histoire du futur" de Yuval Noah Harari
Points forts :
Un ouvrage marquant par un auteur de référence à l'échelle mondiale.
Une perspective audacieuse et innovante qui nous aide à donner du sens à notre situation actuelle.
Des concepts bien articulés et clairement expliqués.
De multiples exemples, des illustrations et une bonne dose d'humour !
Points faibles :
Ou plus exactement un avertissement : ce livre s’adresse à un public motivé, désireux de consacrer du temps pour comprendre en profondeur l'évolution de nos sociétés humaines.
Ma note :
★★★★★
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7. "Serons-nous immortels"
Titre original : “Fantastic Voyage – Live long enough to live forever”
Par Ray Kurzweil et Terry Grossman, 2004, 520 pages.
Résumé du livre "Serons-nous immortels" de Ray Kurzweil et Terry Grossman
"Serons-nous immortels ?" est un livre collaboratif entre Raymond Kurzweil, un entrepreneur informaticien américain et théoricien du transhumanisme et de la singularité technologique, ayant écrit plusieurs ouvrages sur la santé, l’intelligence artificielle, la prospective et la futurologie et Terry Grossman, médecin, spécialiste du vieillissement.
Cet ouvrage nous fait naviguer à travers le concept de la "longévité radicale".
Les avancées en biotechnologie, nanotechnologie et intelligence artificielle pour prolonger notre longévité
Les auteurs de "Serons-nous immortels ?" démontrent en effet comment la science et la technologie peuvent potentiellement augmenter notre espérance de vie. Selon eux, le vieillissement est un processus biologique qui peut être compris et modifié.
Ainsi, dans leur livre, Ray Kurzweil et Terry Grossman soutiennent que l'évolution de la biotechnologie, de la nanotechnologie et de l'intelligence artificielle pourrait nous permettre de repousser, voire d'abolir les limites de la vie humaine. Ils envisagent un monde où la mort serait non seulement évitable, mais potentiellement réversible grâce à l'application de technologies avancées.
L’importance de la santé préventive
L'ouvrage développe des idées complexes de biologie, de génétique et de médecine, tout en restant accessible aux non-scientifiques. Il présente des stratégies de santé préventive et de bien-être, comme l'exercice physique et une alimentation adaptée. Le livre souligne leur importance dans le prolongement de la vie.
La mort, notion obsolète dans le futur de l’humanité
Ray Kurzweil et Terry Grossman dressent également un portrait du monde de demain, où les avancées technologiques pourraient permettre des interventions médicales précoces et très précises au niveau cellulaire et moléculaire. Ce monde futuriste où la mort pourrait être vaincue est illustré par une multitude d'exemples, d'anecdotes, de résultats de recherche et de projections technologiques.
En dépit des défis éthiques et sociaux que ces avancées pourraient engendrer, les auteurs sont convaincus que ces innovations sont non seulement possibles, mais aussi souhaitables pour la survie et l'évolution de notre espèce.
Mon avis sur le livre "Serons-nous immortels" de Ray Kurzweil et Terry Grossman
"Serons-nous Immortels ?" est un ouvrage dense et volumineux, mais passionnant. Il incite le lecteur à prendre en charge sa santé de manière proactive.
En dépit de son approche presque encyclopédique, le livre réussit à simplifier des concepts médicaux complexes pour les rendre accessibles au néophyte. Bien qu'il puisse sembler technique et parfois controversé, il sert de manuel d'initiation précieux pour les personnes désireuses d'améliorer leur santé.
La lecture demande un investissement personnel, mais les bénéfices en valent la peine.
L'ouvrage encourage la transformation des habitudes de vie en se basant sur des connaissances scientifiques solides. Malgré le caractère parfois déroutant du transhumanisme, le livre offre une vision captivante de l'avenir.
En définitive, qu'on adhère ou non à l'idée d'immortalité, "Serons-nous Immortels ?" s'adresse à ceux qui souhaitent vivre longtemps et en bonne santé. C'est un défi, mais aussi un formidable guide vers un avenir plus sain.
Les points forts et points faibles du livre "Serons-nous immortels" de Ray Kurzweil et Terry Grossman
Points forts :
La grande précision et l’exhaustivité du contenu.
Le livre s'appuie sur une multitude d'études scientifiques, regroupées dans 38 pages de notes.
L’accessibilité du contenu, malgré la complexité des sujets traités
Le sujet captivant suscite cependant l'enthousiasme du lecteur.
Les projections futuristes audacieuses à la fois étonnantes et stimulantes.
Une lecture qui constitue un point de départ à une prise de conscience pour ceux qui sont peu familiers avec le domaine.
Points faibles :
Quelques sujets controversés, comme l'importance de l'alcalinité de l'eau et des suppléments alimentaires.
Le thème principal du livre, axé sur l'utilisation des connaissances médicales pour prolonger la longévité, pourrait décourager certains lecteurs.
Livre considérablement long et dense, pas forcément grand public.
Ma note :
★★★★★
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J'espère que cet article vous a permis de découvrir de nouveaux livres passionnants sur l’intelligence artificielle. Si vous avez aimé cet article, pensez à le partager avec vos amis et vos proches pour qu'ils puissent également en profiter. Et si vous avez d'autres suggestions de livres sur ce sujet, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous. Merci de votre lecture !
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October 5 2023, 5:00am